samedi 20 avril 2013

Fin de la collaboration Green Lantern / Green Arrow




Lorsque j'ai fini de lire l'arc de Dennis O'Neil je suis resté sur ma fin, je me suis demandé si on pouvait finir un arc comme ça, apparemment à l'époque oui...

L'arc continue avec nos deux héros qui visitent l'Amérique profonde et découvrent ses travers : le racisme, la drogue, la volonté de conformisme, problème écologique...


Ainsi Green Arrow donnera encore des leçons mais en prendra une (même deux), le problème de la drogue ne sera pas traité naïvement mais mettra plutôt en cause une société qui délaisse des gens qui se tournent ensuite vers celle-ci. Bref c'est un coup de maître pour l'époque et cela reste un joli coup réalisé par cet excellent auteur, qui aura dépeint un peu les personnages en profondeur, mais l'aura plutôt bien fait.

La fin pour moi aura été brusque et abrupte, car on s'attend à ce que l'auteur aille toujours un peu plus loin avec ses personnages, mais non.

Tout ça pour dire que si l'on doit considérer avec les critères contemporains cela reste une bonne oeuvre avec un goût d'inachevé.

Si on la considère avec les critères de l'époque c'est une œuvre révolutionnaire (et oui la révolution ne se fait pas en un jour !) que je conseille à tous ceux qui apprécient les bonnes œuvres du passé.

Un flash à 2 à l'heure

J'étais curieux de découvrir l'univers de Flash que je n'avais connu que grâce aux séries télévisées (dessin animées et Smallville (même si dans Smallville, ce n'est pas exactement celui de la bd)), et en plus c'était écrit par l'excellent Geoff Johns dont j'ai apprécié le travail sur Avengers, Green Lantern : Rebirth, Infinite Crisis. Il a été aidé au dessin par Angel Unzueta et Scott Kollins (dont je n'apprécie toujours pas ses compétences, je l'avais vu lui aussi sur Avengers ).

Je m'attaque (mauvais jeu de mot, peut-être) au Flash : Omnibus 1 qui regroupe  Flash #164-176, Flash: Iron Heights #1, Flash Secret Files #3, et Flash: Our Worlds at War #1 (numéro d'un crossover j'imagine)

L'histoire commence par un Flash emprisonné dans un monde parallèle où le Flash a perdu ses pouvoirs, il va alors devoir s'allier avec d'anciens ennemis afin de retrouver sa ville de Kansas City.
Cet arc aura suscité pour moi peu d'intérêt, l'effet ne marche pas, même si il y a de bonnes idées dans ce premier arc, il abordera aussi le thème de la responsabilité.
On se dit que c'est normal que les personnages ne soient pas développés dans cet arc vu que l'histoire se passe dans un monde parallèle et que donc les héros n'évoluent pas dans leur monde habituel. Mais par la suite je serai déçu sur cet aspect...

Après on retourne à la ville de Kansas City cœur des Etats-Unis où l'auteur n'arrête pas de nous rappeler que là-bas il y a des gens entiers et travailleurs, la force ouvrière du pays. Des gens simples et fiers.

On aura donc droit à un arc où un mystérieux culte s'en prend aux gens qui ont été sauvé par le Flash par le passé, lors de cet arc je n'ai rien trouvé d'intéressant. On a droit au passage à la formation d'un duo de policiers (Chyre et ... ).
Avec notamment le retour de Magenta (seul personnage un peu intéressant avec du recul).

La seule partie intéressant pour moi sera bizarrement celle qui concerne le passage d'Ethan Van Sciver, celle sur la prison d'Iron Heights et l'introduction de Murmur, on a enfin l'impression d'avoir affaire à quelque chose de sérieux, puis après le livre se perd et part sur la galerie des vilains qui préparent un coup et lancent le flash sur différentes pistes.

Sinon pour le dessin, il n'y a que pour Scott Kolins que ça ne passe pas (ce qui représente plus de la moitié du livre) à tel point que lorsque Ethan Van Sciver arrive pour un unique numéro je m'extasie devant la beauté de ses planches...

Vous l'aurez compris, pour moi ce livre de bonne facture (je parle pas du contenu mais de la réalisation technique du livre) est décevant on n'a pas l'impression de rentrer dans l'histoire,  j'ai presque l'impression que ce n'est pas Geoff Johns qui écrit ce livre tant il ne s'intéresse que superficiellement aux personnages, peut-être que ça se passe comme ça à Kansas City mais pas pour moi...

Vous pouvez toujours acheter ce livre sur un site connu de vente en ligne