mardi 30 septembre 2014

Un roman noir sous forme de comics

Je n'ai pas lu le Dahlia Noir de James Ellroy, mais on m'a offert l'adaptation BD du roman.

Je dois  dire que la parti graphique est un peu surprenante avec ce style un peu particulier, figé et plutôt coloré je trouve. Mais cela donne un côté plutôt old-school.

Pour l'histoire on a bien droit à un récit noir, avec l'enquête du meurtre sauvage d'une femme à Los Angeles. Le livre nous raconte l'histoire de Bucky Bleichert, un ancien boxeur et enquêteur un peu dépassé sur l'affaire.

Le récit est plutôt bien et nous raconte donc l'accession de  Bucky Bleichert, jusqu'à la fin de l'enquête pour celui-ci. Le récit est tout à fait cohérent, et l'auteur nous dit dés le début ce que sera cette histoire, une histoire de mensonges... Tout ceci nous permettant d'avoir plusieurs révélations à la fin du livre.

Les dialogues, inspirés de ceux du livre sont très bons pour la plupart.

Bref, bref c'est un bon roman  graphique noir


dimanche 28 septembre 2014

Hellboy avec un auteur qui a muri

Pour la suite logique du tome précédent : les germes de la destrcution, ce tome : "Au nom du Diable"  est plus déjanté, plus fun, avec plus d'histoire.

Mike Mignola ce coup-ci est seul au scénario et au dessin, pour les couleurs il change de collaborateur avec l'arrivée de James Sinclair et une introduction excusez du peu de Alan Moore.

Dans cette histoire on continue avec le retour de Raspoutine et de ses acolytes nazis avec aussi une chasse au vampire.

Dans cet album ce qui est bien c'est qu'il est plus déjanté, l'action est un peu plus rapide et directe, de meme que Hellboy.

Bref tout ceci fait que l'on s'amuse un peu plus dans ce livre. De plus on a droit à une histoire qui s'enrichit du précédent tomeet celle-ci se développe pour donner plus de teneur à l'ensemble.

Bref ce tome montre une vraie progression par rapport au précédent tome, et nous montre ce que j'attendais d'un tome comme celui-ci.


Hellboy, des débuts timorés...

Toujours en poursuivant la découverte de la bibliothèque j'ai découvert Hellboy de Mike Mignola édité par Delcourt en français, avec quelques coquilles. J'ai donc été enthousiaste de commencer la lecture de cette saga, car l'excellent Goon de Mike Powell était comparé à Hellboy.

Cette série a la particularité d’être publié sous forme de mini-séries pas forcément publiées dans l'ordre chronologique, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis.





On peut rajouter de plus que Delcourt ne met même pas de biographie de l'auteur, on a quand même droit à une introduction de Robert Bloch.

Ce tome raconte donc brièvement l'origine de Hellboy, puis une cinquantaine d'année plus tard une enquête de celui-ci, liée à ses origines. Dans ce tome John Byrne (participe encore à des origines) et Mike Mignola sont au scénario. Mike Mignola travaille aussi au dessin avec Mark Chiarello aux (magnifiques) couleurs.

Je trouve que l'histoire est un peu courte, c'est d'ailleurs je trouve un défaut que cette série ne soit pas régulière, ce qui permettrait d'avoir des intrigues plus suivies, même si la fin du livre nous montre que cela est possible.

Pour le personnage HellBoy est comme un mec normal sauf qu'il sait pas d'où il vient et fait ce qu'il doit faire, comme il peut le faire quand il a à le faire. Il réagit de façon plutôt blasée face aux évènements.

Le dessin j'adore c'est un dessin qui a inspiré je pense celui du dessinateur de Starman dont je me souviens plus, avec des couleurs magnifiquement choisies.

Sinon je trouve qu'avoir une histoire basée sur les conséquences d'expéditions nazies est plutôt cool, le fait de voir du paranormal dans un monde normal est donc assez réussi.

Ainsi Hellboy a un bon cadre attractif, mais j'attends la suite pour voir si ce personnage sera bien exploitée et si on aura des intrigues un peu plus développées que celles-ci.

lundi 22 septembre 2014

Dark Knight 2 ou le retour de Frank Miller dont on se serait passé

Frank Miller reprend son récit 3 ans après la fin du précédent tome. Pendant ce temps Batman/Bruce Wayne a élaboré un plan pour faire tomber cet état policier qui contrôle les Etats Unis.

Pour la partie graphique Frank Miller n'est plus assisté de Klaus Janson et cela se voit, le style n'est plus le même, il n'est plus autant urbain qu'avant, je dirais un peu plus psychydélique avec toutes ces cases désordonnées, pas parfaitement cadrées, le tout étant fait pour déstabiliser le lecteur en représentant l'afflux important d'informations désordonnées non traitées.

Le trait de Frank Miller a empiré, je trouve même celui-ci insultant. Les couleurs de Lynn Varley sont pas mal et vont elles aussi dans le psychédélique parfois.

J'ai l'impression que dans ce récit comme dans la suite de Batman Year One Frank Miller a voulu rajouter les autres héros de l'univers DC même si cela n'était pas nécessaire pour le récit.

Il y a certains passages que l'on trouve un peu malsain parfois, notamment ceux qui concernent le dernier ennemi affronté par Batman. Cette œuvre a donc bien été faite pour nous perturber dans tous nos repaires, que ce soit graphique ou même par rapport à la morale des personnages. L'auteur nous montre ainsi que dans un univers "au bord du gouffre" meme les héros doivent changer.

Au final c'est un récit je trouve fade dans l'ensemble, manquant de splendeur, dans lequel Batman est secondaire, la flopée de personnages autour de lui étant les héros.L'auteur se concentrant sur plein d'évènements, on ne peut prendre le temps d'apprécier ces vieux/nouveaux héros.

Mon conseil étant de s’arrêter à la fin de Dark Knight Returns et de fuir comme la peste DK2.


samedi 20 septembre 2014

Un réjouissant Omnibus, avec une réjouissante jeune équipe

Au départ je ne pensais pas acheter cet omnibus, puis j'ai lu gratuitement sur l'application marvel le #1 des News Warriors, et j'ai totalement accroché. J'ai donc décidé d'acheter cet omnibus qui contient les numéros #1 à #26 de la série régulière New Warriors et quelques annuals.

Tant qu'on est à parler des annuals, ils sont tous inutiles et sont juste un prétexte commercial pour découvrir d'autres séries telles que X-men ou Spider-Man. Seul un passage du deuxième annuel de New Warriors a un intérêt dans la continuité.

Maintenant si l'on parle de la série, quel rafraichissement, avec de nouveaux personnages, quelques nouveaux ennemis et meme ils se payent le luxe d'un arc dans un monde apocalyptique "" créé par un fameux ennemi. Ce que je trouve de bien aussi c'est la dynamique au sein du groupe et ces personnages qui paraissent plus réalistes et en rapport avec leur époque par rapport aux précédentes œuvres sur le marché. Le summum pour moi étant ce qui arrive à Vance.

Bref cette série est un vrai rafraichissement avec des personnages vraisemblables.


Le livre en lui-meme est tout ce que peut attendre un collectionneur, avec toutes les couvertures plus des variantes, ainsi que des interviews de l'auteur.

Le dessin est assuré pour la plupart par Mark Bagley qui fait du très bon boulot. Le scénario lui est assuré par Fabian Nicieza qui à l'époque (1990) révolutionnait la maison des idées, il la quittera après la fin de Cable and Deadpool (2010).

Logicomix ou la quete de Russel pour des fondements.

On m'a conseillé ce livre au travail, et je l'ai trouvé à la bibliothèque, j'ai donc lu ce best-seller (encore un) !

 Au scénario on a :Apostolos Doxiadis, Christos Papadimitriou; au dessin : Alecos Papadatos et aux couleurs: Annie Di Donna.

Je pensais à m'attendre à un livre comme le monde de sophie qui nous explique l'évolution de la logique, mais non en fait ...

Logicomix est surtout en fait un livre sur la vie de Bertrand Russel et sa quête de donner aux mathématiques des fondements logiques qui permettent ainsi de justifier celle-ci.
L'histoire de la vie de Russel et de sa quête envahissante de la découverte de fondements aux mathématiques est intéressante.
Cependant le livre est un peu pauvre en idées vu la grosseur de celui-ci. Le ton du récit est un peu enfantin et convivial les dessins et les couleurs l'étant.

Bref plus un biopic qu'un livre sur la logique, ce que je pensais d'où ma déception, mais cela reste malgré tout un bon biopic.

dimanche 14 septembre 2014

X-Factor à Vegas en attendant Fear Iself ?

Je cotinue le run de Peter David sur X-factor avec le tome "Happenings in Vegas" dessiné par Valetnie De Landro et Emanuela Lupacchino. Ce tome comprend les numéros 207 a 212 de la série.

La partie graphique est toujours aussi cohérente et aussi bien.




Le ton de la série est toujours aussi bien. Dans ce tome l'agence de Jamie Madroxx a affaire à la déesse Hela. Celle-ci va se servir de Madrox, sans que celui-ci le sache, afin de récupérer Pip le troll. Madrox comme toujours va essayer de réparer son erreur. Au passage le scénariste approfondira les relations à l'intérieur de l'équipe, on aura droit à des révélations et aussi l'introduction d'un nouveau personnage (ennemi ?).

Sur le tout ce tome est très honnête, cependant il manque je trouve un tout petit peu de rythme par rapport aux tomes précédents, mais attendons de voir ce que l'avenir nous réserve.

Silver Surfer : Le messie ?

A l'occasion de la découverte de ce tome :



Silver Surfer: Le messager dans une bibliothèque, je me suis dit pourquoi pas, tout en me rappelant qu'en France ce personnage bénéficie toujours d'une meilleure côte de popularité que dans le reste du monde.

Ce recueil comprend les numéros 1 à 4 de la mini série : Silver Surfer : In Thy Name scénarisée par Simon Spurrier et dessiné par Tan Eng Huat.

Pour le dessin c'est la deuxième fois que je vois une œuvre de celui-ci après Annihilators, et on peut dire qu'il ne laisse toujours pas une bonne impression, tout ça a l'air plutôt brouillon et difforme.

Quand au récit il parle de la découverte d'un nouveau monde apparemment idyllique par le Silver Surfer. Le Silver Surfer va en fait être piégé dans un conflit entre deux mondes, dont celui qui est utopique. L'auteur va nous dépeindre un monde cynique, dans lequel il va critiquer l'intolérance et la supériorité présumée que se donne certains civilisations par rapport à d'autres. Il critique aussi la politique au passage.

Ce récit est plutôt mal raconté inintéressant malgré le fait qu'il soit plein d'idées et de niveaux de lectures. Ce récit est mal raconté on ne se sent jamais dans le récit mais seulement spectateur, cela doit être du non seulement au manque de talent du scénariste mais aussi du dessinateur...

Bref une BD que je déconseille, sauf aux fans purs et durs (vraiment hardcore) du Silver Surfer. 

mardi 2 septembre 2014

Batman Earth One ou encore une origine qui contredit les précédentes.

Appréciant le travail de Geoff Johns (sur Avengers, Green Lantern, seuls que j'ai lu pour l'instant) et ne détestant pas celui de Gary Frank (dont je me souviens principalement le travail sur Supreme Power) j'ai acheté un  "A #1 New York Times Bestseller". Je pense qu'il faut lire sur cette accroche le fait que pendant une semaine ça a du être un #1 New York Times Bestseller.

Pour parler de l'histoire, celle-ci parle de l'origine de Batman et le récit remonte depuis la mort des parents de Bruce Wayne.

Les principales choses que je n'ai pas aimé dans ce récit c'est que cela met beaucoup à mal l'excellent récit de Frank Miller: Batman Year One, si ce n'est la continuité de la série Batman avec ce qu'il advient au maire à la fin du récit. De plus l'image dépeinte de Gordon, d'un policier soumis va à l'encontre de ce que l'on pensait. Pour Batman cependant c'est pas aussi nul que ça l'était dans All Star Batman, celui-ci semble tout aussi humain et pas imbu de lui-même. Alfred lui est protecteur et acteur complice (dans le sens où il participe vraiment à l'action). La rébellion de Gordon ne viendra pas de Batman mais de son équipier, un nouveau dans la ville (une sorte de parallèle avec le Gordon de Miller).

Les personnages ne sont donc pas trop mauvais, mais le récit est je trouve assez simpliste et manque de relief, la seule scène mémorable pour moi restera celle où Alfred dit à Bruce Wayne qu'il est son majordome. Une chose qui m'énervera aussi sera le fait de se sentir obligé de mettre un Mr Fox dans le récit.

Bref c'est donc un récit un peu fade avec des personnages pas trop mal tout de même. Sans oublier le fait que je déteste que l'on me re re dise de nouvelles origines d'un personnage... Ce qui fait de ce livre quelque chose de dispensable.

DeadPool vs the Marvel Universe ou un mauvais titre commercial

Voici le dernier trade paperback de l'excellente série de Fabian Nicieza aidé de Reily Brown et de Ron Lim au dessin sur les tomes 43 à 50 de la série.

L'histoire continue donc sans Cable qui est mort dans l'univers Marvel laissant Deadpool seul aux reines de cette série déjantée. Deadpool va enfin retourner récupérer son ami Weasel avec Bob dans la base de l'hydra où il l'avait laissé.

Dans ce tome on aura droit à quelques team up avec des membres du Marvel Universe (Doctor Voodoo, Doctor Strange, Fantastic Eight, Captain America and Bucky, Mighty Avengers, Spider Man, Ka-Zar), ceux-là seront bien faits et bien amenés et non pas fait uniquement pour doper des ventes moribondes.

Dans ce tome Deadpool/Wade Wilson va se montrer de plus en plus humain et ouvert aux autres, à ses amis, montrant qu'à la fin de ce tome celui-ci a une famille.

L'humour est toujours aussi bon et présent, et l'auteur ne peut s'empêcher de laisser les choses en l'état où il l'avait trouvé lors de l'événement du numéro 48. Néanmoins vu que l'histoire personnelle du personnage n'est pas l'intérêt du récit on n'en tiendra pas gré l'auteur qui conclut sa série (et collaboration avec Marvel) de bien belle manière. Toutes les bonnes choses ont une fin. Deadpool aussi.

Heureusement Deadpool reprendra du service peu de temps après sous les traits de Daniel Way dans la série Deadpool, Show must go on !


mardi 26 août 2014

Green Hornet ou l'art de raconter(rallonger) un film en 10 numéros de comics

Tout d'abord, l'histoire racontée en introduction de l'édition française est très intéressante on apprend la genèse de cette œuvre.
Le scénario original de cette œuvre a été écrit à la fin des années 90 pour faire un film pour Miramax, ce scénario fut écrit par Kevin Smith. Ce projet de film a été abandonné, le scénario est tombé dans les oubliettes jusqu'à ce que l'excellent film de Michel Gondry soit mis en marche. Dynamite Comics a alors contacté Kevin Smith afin que celui-ci écrive un scénario sur le Green Hornet. Finalement ce fut le scénario qu'il avait écrit à la fin des années 90 qui fut réutilisé et adapté pour les comics par Phil Hester, mis à jour par Kevin Smith lui-même. Ce qui a fait donc que le scénario de ce comics était le plus cher payé pour un comics, vu qu'il l'était à la base pour un film. Il faut noter que Kevin Smith n'a pas été repayé pour retravailler sur son scénario.

Maintenant parlons du scénario de cette oeuvre. Les dialogues et les personnages sont bien travaillés, dans le style de Kevin Smith (cf Green Arrow). Mais le gros hic dans l'ensemble de cette oeuvre c'est la longueur. Cette oeuvre s'attarde beaucoup sur les scènes d'action pour peu d'avance dans l'histoire. Au final on aura pas beaucoup vu à l'oeuvre les talents de Kevin Smith pour ses personnages car la plupart des pages sont des pages d'action. L'histoire du scénario est classique telle une histoire de film. Tout ceci contribue au fait que cette œuvre est plutôt un OVNI dans le monde des comics vu sa lenteur excessive, sa trame qui suit le rythme d'un film.

Pour les desssins c'est du classique pour Dynamite Comics des graphismes très léchés et en mouvement de Jonathan Lau.

Cette oeuvre aura donc pour seule mérite d'avoir un rythme orginal, le scénario étant certes présent avec des personnages plutôt bien travaillés mais pas assez développés malheureusement...

Petits bémols quand à cette édition française, on a pas droit dans la mise en page aux coupures des fins d'épisode et je trouve cela plutôt dommage. On a tout de même droit à toutes les couvertures variant ce qui est pas mal quand même.

vendredi 15 août 2014

Les débuts d'Archer et Armstrong ou la copie de Amadeus Cho et Hercules

J'ai profité de l'occasion (dans les 2 sens du terme) pour découvrir la série de Fred Van Lente et Clayton Henry dont j'ai pu admirer les prouesses sur la série Incredible Hercules que je conseille à tout le monde. J'ai lu un recueil en français contenant les 4 premiers numéros de la série.
Le plus étrange dans cette édition française c'est que l'on nous fait un résumé sur la série des événements que l'on va commencer à lire juste après.
L'intérêt de la série c'est de voir Obadiah Archer et Armstrong faire équipe. Obadiah Archer est un jeune homme entraîné toute sa vie pour tuer Armstrong, Archer a le pouvoir d'imiter tout ce qu'il a vu. Il a été endoctriné dans une secte.
Armstrong lui est un homme vieux de plus de 10 000 ans, qui passe son temps à boire et profiter de la vie et des filles.
Nos deux héros que tout oppose vont alors poursuivre un but commun empêcher l'utilisation d'une machine "le don" par la secte, après que Archer ait découvert que la secte se servait de lui.
L'intérêt principal de la série est la relation entre Archer et Armstrong qui s'opposent suite à leurs points de vue différents sur la vie, et les situations comiques que provoque Armstrong.



Pour moi tout l'effet que ça me fait c'est de voir une pale copie de "Incredible Hercules" et les sketches amenés par Armstrong sont ratés. Il faut rajouter à cela que Armstrong et Archer s'attaque à une secte qui occupe le monde entier et que donc dans cette série on fera face à la théorie du complot. Il y a donc ce gros point noir pour moi en plus des autres points qu'est la théorie du complot.

Pour ce qui est du contenu supplémentaire on a droit à toutes les couvertures variant et  celle-ci sont nombreuses, et  c'est tout, donc c'est pas mal pour une édition comme celle-ci.

jeudi 14 août 2014

Un chef d' œuvre passé relativement inaperçu

On s'attaque à du lourd avec le récit Daredevil enD of Days qui annonçait fièrement sur sa couverture : #1 New York Best Seller ! En plus de ça on a un scénario de Brian Michael Bendis et David Mack. Au dessin on a l'historique Klaus Janson aidé par Bill Sienkiewicz à la finition et à la peinture. On a aussi droit à des apparitions de planche de Alex Maalev et David Mack. Je m'attendais à ce que cette  œuvre soit un peu survendue mais ce ne fut pas le cas...

Je dois avouer que graphiquement Klaus Janson m'a vraiment impressionné son dessin est bluffant (comparé à ce que j'avais vu de lui auparavant) il est de plus magnifié par Bill Sienkiewicz. Sans oublier les planches additionnelles de Alex Maalev et David Mack qui font que la partie graphique est irréprochable et dans le bon ton.

Pour le scénario l'histoire commence avec la mort de Daredevil(Matt Murdock), Ben Urich enquête alors sur la mort de Daredevil. Ainsi Ben Urich va chercher à savoir ce qu'était devenu l'ange gardien de Hell's Kitchen durant tout ce temps, ce qui l'a amené à prononcer ce mot juste avant sa mort. Le rythme du récit était plutôt lent au début, mais je trouve que l'événement dans la fin du #4 et début du #5 nous rebooste dans ce récit comme il relance l'enquête de Ben Urich. Le récit est donc plutôt intelligent et logique et prenant. Je regrette même que cela ne soit pas un récit qui fasse officiellement partie de l'histoire de notre héros, elle le pourrait tellement elle est cohérente...

Je pense donc que là on a droit à un chef d'oeuvre artistique avec un récit cohérent et qui aurait du/pu faire partie de la continuité.

Le petit hic avec ce récit c'est qu'il fait référence à l'histoire de Daredevil depuis Frank Miller jusqu'à après Shadowland, et donc que pour apprécier pleinement cette oeuvre je conseille de lire tous ces excellents récits par Frank Miller, Kevin Smith, David Mack, Brian Michael Bendis, Ed Brubaker, Andy Diggle.

Le retour toujours réjouissant de Cable & Deadpool pour un avant dernier recueil :-(

Un petit retour sur un récit de Fabian Nicieza sur un des personnages qu'il a crée : Deadpool dans la série Cable and Deadpool avec le trade paperback n°7 : Separation Anxiety qui contient les numéros 36 à 42. Au dessin on a Reilly Brown, Staz Johnson, Ron Lim et Jon Malin.

Ce trade paperback est coupé en deux parties, la première centrée sur Deadpool qui essaye de se refaire une réputation en tant que mercenaire. Entre autres on verra lors de ce récit l'agence X et l'agent X : Alex Hayden. La seconde partie elle sera centrée sur Cable et son combat sur l'île de Providence avec les X-men contre Hecatomb (c'est une sorte de cross over, mais on a pas besoin d''avoir lu les numéros de X-men correspondant, dessinés par l'excellent Chris Bacchalo, pour comprendre le récit). Bien évidemment Deadpool sera aussi de la partie. Mais soyons sérieux le plus important avec Deadpool ce n'est pas tant le scénario mais le fun qui est bien présent. La relation entre Deadpool et Cable marche toujours aussi bien et reste touchante, Cable apportant de la morale à ce livre apportant toujours son message de paix.

Le dessin est bon et plutot cohérent, les changements de dessinateur ne se faisant pas n'importe comment. Le scénario malgré sa légèreté fait avancer un tout petit peu le personnage de Deadpool.

A la fin du livre on envie que d'une seule chose connaître la fin mot de cette série lors de l'ultime trade paperback.

vendredi 8 août 2014

Un très bon récit, pas si bien raconté

Je comble au fur et à mesure mes lacunes en comics historique, la saga du : "Dark Phoenix" en faisait partie. Ce récit a été publié en 1984 dans les numéros 129 à 137 de X-Men écrits par Chris Claremont et John Byrne et dessinés par John Byrne, avec Terry Austin comme encreur, Bob Sharen aux couleurs.

Cet arc ne se concentre pas uniquement sur l'événement Dark Phoenix mais nous montre les intrigues qui ont amené à l’avènement du "Dark Phoenix. C'est dans cette première partie que l'on voit Jean Grey soumise à une tentation. J'ai trouvé cette première partie assez intelligente et intéressante, de savoir où cela va mener Jean Grey.

Ensuite dans la seconde partie les X-men font face au Phénix Noir (Dark Phoenix), avec des moments tragiques et touchant, et une fin logique et inévitable.

Le récit est donc très bon dans l'ensemble, mais comme toujours avec Claremont je n'aime pas la façon dont celui-ci raconte ses histoires ce qui fait que du coup pour moi ce livre est un bon livre mais pas un livre exceptionnel alors que celui-ci avait l'histoire pour atteindre ce but.

Pour le dessin John Byrne est fidèle à lui-même toujours aussi bof bof, mais bon rien de dramatique.

mercredi 6 août 2014

Reign or Return ?

A l'occasion d'un prix attractif j'ai acheté le Dark Knight Returns version Spider Man nommé: Spider-Man Reign. Comme pour Dark Knight Return ce récit est écrit et dessiné par une seule et même personne: Kaare Andrews (accompagné parfois de Jose Villarubia). On voit même un hommage à Dark Knight returns avec le présentateur Miller Janson d'après Frank Miller et Klaus Janson qui ont participé tous les deux à DK returns.

Ce récit se passe donc dans le futur, où la ville de New York est séparée du reste des Etats-Unis. Les supers héros ont été banni de New York,le régime est ultra sécuritaire et a l'intention de mettre en place un système qui isolera New York du reste du monde. Kaare Andrews nous montre la propagande à la télé comme l'avait fait Miller dans DK Returns. Ce monde a abandonné sa liberté pour une tranquillité militarisée.
On retrouve un Peter Parker vieux, déboussolé, soupe au lait, même fou  depuis la disparition de Mary Jane. L'élément déclencheur du récit sera donc la visite de J.Jonah Jameson à Peter Parker, Jameson sera une force motrice dans ce récit, que ce soit par son appel et sa lutte face à l'ordre établi.

Je trouve que dans l'ensemble du récit il y a trop de longueurs. Le récit se focalise aussi sur la jeunesse dans la rue (on pourrait les appeler les enfants de l'espoir). Les dessins sont vraiment moyens, l'ambiance est plutôt glauque et dérangeante, effet cherché par l'auteur je pense.

Le dernier numéro des 4 qui composent ce récit surpasse largement les autres, cependant le récit est un peu trop long à démarrer.

L'idée et le choix des méchants sont bons, je pense que ce qui a desservi l'auteur c'est son manque d'expérience pour raconter les histoires car celle-ci aurait pu être meilleure, même si par exemple les passages sur Parker sont perturbants voir dérangeants.

L'auteur a donc pris un risque pour livrer une œuvre pas complètement commune,je pense cependant qu'il aurait du ou pu raconter une meilleur histoire (avec plus de pages peut-être). Toutefois le ton lent est aussi du à la nature lâche et renfermée de Parker qui rejaillit forcément sur ce récit centré sur Spider Man.

mercredi 23 juillet 2014

Retour vers le passé avec le Spectre !

A l'occasion des soldes je suis tombé sur le livre "Wrath of the spectre", sur la couverture ils disaient que ce récit était controversé, je me suis donc dit pourquoi pas.

Ce recueil comprend les numéros 431 à 440 de Adventure Comics (1973-1974) écrits par Michael Feister et dessinés principalement par Jim Aparo, puis Wrath of the spectre #1 à #4 (1988).

C'est vrai que dès le début j'ai compris pourquoi ce récit était controversé, les morts sont très présents dès le début du tome. Cependant les trames des différents épisodes sont toutes les mêmes, un crime est commis, le détective Jim Corrigan (alter-ego du spectre) enquête, le Spectre trouve les meurtriers et les tue. Et ça continue comme ça pendant tous les numéros ça se répète. Il n'y a qu'un changement l'introduction d'une amoureuse Gwen dans la série qui avance petit à petit (mais vraiment tout petit). Cela fait donc que le récit est monotone, quand on compare ça au Spider Man de Stan Lee on ne peut être que déçu car au moins dans cette série il y avait des avancements dans la vie du héros chose que l'on a pas ici. Ajoutez à tout cela que le Spectre est super puissant et peut tuer n'importe qui, et qu'il est immortel (car déjà mort). Le seul ajout intéressant est le journaliste qui fait référence à Clark Kent et qui cherche à prouver l'existence du spectre.

Bref la tache était déjà dure au départ de faire un récit intéressant sur un héros surpuissant de surpuissant, ajoutez à cela qu'il n'y a peu ou pas de vie personnelle du héros donc de changements entre les différents épisodes, ce qui fait que ce livre est très médiocre au niveau du scénario. Pour le dessin je trouve cela tout à fait correct pour les années 70. Le seul aspect soumis à controverse reste les façons dont les gens son tués de (de façon cruelle) par le Spectre.

dimanche 20 juillet 2014

La rencontre entre Batman et Robin par Miller embellie par Jim Lee

On continue avec un récit annoncé en grande pompe à l'époque lancé en parallèle de All Star Superman, cet arc n'est pas allé au bout à cause des retards de Jim Lee au dessin (celui-ci a plusieurs casquettes), quand je vais au bout de ce récit je n'ai pas l'impression que l'on ait perdu grand chose.

Tout ce que je trouve de bien dans ce récit ce sont les dessins de Jim Lee, je dirais en gros que ce livre (les 9 premiers tomes /10 de la série All Star Batman) est un très mauvais livre dans un très joli emballage appelé Jim Lee et Scott Williams.

Comme toujours Jim Lee est une super star du dessin, très bien aidé par Scott Williams qui encre bien.

Pour le scénario, on a déjà l'impression que l'on se moque de nous avec des langueurs inutiles faites juste pour vendre plus de numéros de ces deux poids lourds du comics.

L'histoire parle donc de la rencontre entre Batman et Robin/Dick Grayson juste après le meurtre de ses parents. Cette histoire se passe donc peu de temps après l'excellent Batman Year One. Dans ce récit Batman est dépeint comme quelqu'un de très (trop) violent, qui veut faire peur à la pègre locale. Batman veut souvent impressionner son monde et en particulier Robin, y compris les autres super héros qu'il méprise (SuperMan, Wonder Woman, Green Lantern et Plastic Man). Mais c'est là que le bat blesse c'est fait maladroitement, on dirait que Miller et moi ne parlons plus le même langage. J'ai l'impression tout du long que Frank Miller se force à avoir l'air cool aurpès de gens (plus jeune que moi ?) qui ne sont pas comme moi.

Le seul moment intéressant reste la fin du neuvième épisode où l'on voit enfin le fond des personnages, mais avant ça on s'est colleté à une longue confrontation inutile entre Green Lantern et les 2 protagonistes. Sans oublier Black Canary dont on se demande à quoi elle sert dans ce récit, ce n'est pas le seul personnage pour lequel on peut poser cette question.

Bref on a plus l'impression de perdre son temps que d'être diverti dans ce récit que l'on aurait espéré ne pas voir le jour, tellement il ne fait pas honneur à Frank Miller.

Je tiens à préciser pour les fans pur et dur de Frank Miller que j'ai adoré son Daredevil, Year One et The dark knight return.

mercredi 16 juillet 2014

Captain America Two Americas ou l'affrontement entre les deux captains america de remplacement

Comme pour X-Factor après de longues années de pause je reprends la série Captain America, que j'avais adoré. C'était sensationnel de voir cette série continuer pendant la disparition du personnage phare (mais je n'en dirai pas plus pour éviter les spoilers), je vous conseille donc absolument de lire au moins les 50 premiers numéros de la série scénarisée par Ed Brubaker assisté par Steve Epting au dessin. Ici on a toujours droit à Ed Brubaker, Steve Epting a quitté la série, c'est son remplaçant intermittent qui prend le relais ici : Luke Ross. Qui je me souviens s'était bien débrouillé dans Captain America #10 (ou #9), ici ces numéros ne lui rendent pas hommage, la mise en scène non plus.

Il n'y a pas grand chose à dire au niveau du scénario de Who will wield the shield. Ce numéro raconte juste comment Steve Roger et Bucky Barnes décident qui va continuer à être Captain America.

Après dans ce tome se trouvent les numéros #602-605 de la série Captain America avec l'arc: Two Americas. Dans cet arc Captain America (Bucky Barnes) est mis sur la piste d'un Captain America de remplacement des années 50 (William Burnside) qui a mal tourné, suite à l'usage de produits chimiques pour lui donner ses pouvoirs. Bucky l'a déjà affronté dans les épisodes précédents, je ne me souviens plus à quel moment exactement, celui-ci lui avait échappé. Dans sa quête Bucky va être accompagné du Faucon (Sam Wilson). L'histoire sera sans grande surprise, quand à elle. Le seul élément qui aurait pu être intéressant c'est que l'auteur se penche un peu plus sur ce mouvement (dont le leader est le faux Captain America) de gens déçus des Etats Unis frappé par la crise économique, chose qu'il ne fait pas il les considère juste comme des terroristes. Le seul moment où il creuse à peine c'est dans l'affrontement final entre Bucky Barnes et ce faux Captain America qui est un peu émouvant, à ce moment là on se dit que ça aurait pu être Bucky Barnes à sa place.

Bref les personnages ne sont pas travaillés, c'est juste une histoire comme une autre sans relief particulier

Ce recueil est donc plutôt bof comparé au reste de la série, on pourrait presque s'en passer sauf si l'on est un grand fan de la série.

jeudi 10 juillet 2014

Mon retour réjouissant sur X-Factor

Après de longues années de coupure je retrouve à nouveau la réjouissante série X-Factor. Peter David est toujours au scénario avec Valentine DeLandro au dessin (comme (presque) toujours) et Pat Davidson et Jeremy Cox aux couleurs.

Le livre comprend les numéros 204 à 206 de la série X-factor ainsi que Nation X : X-factor, le tout étant en relation avec les événements de second coming que je n'ai pas lus à cause des équipes créatives sur les autres séries.

On a donc droit à un tie-in qui conclut les intrigues placés auparavant et permet à la fin de réunir à nouveau l'équipe X-factor.  La série possède toujours autant cet humour, ainsi qu'une bonne dynamique de groupe, où la sexualité est abordé sans trop de tabous ne serait-ce que Longshot ou la relation entre Rictor et Shatterstar. Le récit de second coming est bien intégré au récit sans être trop grossier. L'histoire est super bien écrite, de façon à ce que lorsqu'on la relit en sachant le fin mot, on se dit que l'auteur est vraiment malin (un peu à la manière de revoir le 6ème sens). Bref un bon moment rapide, plutôt court ces 4 épisodes avec un dernier épisode qui permet de poser le récit en attendant la suite, et en voyant à nouveau la position de Madrox par rapport à Scott Summers.

Ce récit est donc un bon récit qui se suffit à lui-même, et qui est une sorte de transition mais celle-ci est réussie, ça ne peut qu'encourager à continuer à voir où Peter David va nous emmener.

mardi 8 juillet 2014

L'historique Killing Joke n'en est pas une :-p

Je pense qu'il faut prendre ce récit dans son contexte, celui des années 80 où le Batman sombre en est à ses balbutiements. En effet si on se contente de lire ce récit juste en analysant les faits ce récit n'a rien de sensationnel, de particulier. Mais on ne peut faire cela !

Dans le livre que j'ai lu (deluxe edition réédition pour les 20 ans) c'est Brian Bolland aux dessins et aux couleurs, les couleurs sont magnifiques , de même que le dessin de Brian Bolland qui était aussi dans le bon coup d'Animal Man avec l'exceptionnel Grant Morrison. Au scénario le mythique Alan Moore que l'on ne présente plus.

L'histoire est en fait centré sur le Joker et sa relation avec Batman. Le Joker (et l'auteur) veulent nous montrer que n'importe qui peut devenir comme lui suite à un événement tragique. On a en parallèle un récit hypothétique des origines du Joker, récit hypothétique car les auteurs nous le disent eux-même que le Joker ne connaît pas son passé.

Dans ce récit ce qui est touchant, c'est aussi le franc parler entre Batman et le Joker, cette relation mise en valeur entre les deux. On appréciera aussi la mise en abime et la boucle qui sont faites à la fin du récit. Le tout nous interroge sur la folie dans ce monde de super héros de Gotham, la petite différence qui génère un super héros/vilain.

Ce récit est donc un bon récit qui donne une certaine profondeur au Joker, le tout avec un sublime artiste au dessin.

vendredi 20 juin 2014

Le mythique Batman Year One par le mythique Frank Miller

Ce livre est dit comme un incontournable pour tout fan de Batman, et ce livre a de gros arguments:
-Frank Miller au scénario dans son élément plus que jamais,
-des dessins sublimes de David Mazzucchelli, les meilleurs je pense à l'époque (années 80) et dont le ton correspond très bien à l'histoire.

L'histoire raconte la naissance de Batman et du commissaire Gordon dans la ville de Gotham. Une ville que Frank Miller arrive bien à dépeindre comme une ville gangrenée par le mal et la corruption, avec un Gordon très bien dépeint tout au long  de son récit. Pour moi d'ailleurs le récit est plus centré sur Gordon qui devient en quelque sorte le narrateur et le point central qui nous permet de décrire à travers la corruption de la police celle de la ville. Quand à Batman/ Bruce Wayne je trouve que le personnage n'est pas trop décrit, le récit aurait pu gagner à ce que ça soit un peu plus le cas.

Le récit, le ton et le rythme sont très bons à l'image de ce que Frank Miller a pu faire sur Daredevil/Batman Dark Night Returns, les personnages sont bien travaillés à part un Bruce Wayne/Batman partiel. On est complètement plongé dans ce récit qui est épique, mythique, iconique. Un incontournable!
On notera au passage le parallèle entre la naissance du fils de Gordon avec la naissance de Batman et sa collaboration avec Gordon.

Quand à l'impact de cette œuvre on ne peut que être frappé par l'influence de cette œuvre sur le Batman de Cristopher Nolan.

dimanche 8 juin 2014

Joker ou un récit Noir

On s'attaque à la dernière collaboration célèbre de  Brian Azzarello et Lee Bermejo. Après le bon Luthor je m'attaque donc à Joker.

Pour la partie graphique on doit dire que l'on a de l'excellent boulot. Le dessin de Lee Bermejo correspond tout à fait au ton de la série. Il y a juste un petit hic (tout petit) c'est que Mick Gray fait les encres la plupart du temps et que parfois c'est au tour de Lee Berrmejo de prendre le relais, ce qui ne se justifie pas trop dans l'histoire.

Parlons maintenant de l'histoire. Le Joker a été libéré d'Arkham Asylum, et c'est Johnny Frost qui vient le récupérer. Johnny Frost c'est lui le narrateur que l'on va suivre tout au long du récit. Johnny a de l'ambition c'est pour ça qu'il reste auprès du Joker. On va donc suivre tout au long de ce récit comment le Joker va récupérer son pouvoir sur la ville.

Le personnage du Joker est très bien dépeint et crédible, quant à Johnny il est tout à fait réaliste pour une petite frappe qui veut enfin devenir quelqu'un.

Ce récit original est donc pour moi une réussite sur toute la ligne, avec une excellente illustration.

Bref ce livre vaut le détour pour ce coup d’œil nouveau et "réaliste" sur le Joker.

dimanche 1 juin 2014

She Hulk par Dan Slott, ou un peu de fun dans ce monde de brutes

On parle maintenant d'un run qui aura enthousiasmé les fans de la géante verte (et pas David Goyer apparemment), c'est pourquoi quelques années après il a été réédité. Il faut noter que ce run était aussi considéré comme ayant un potentiel commercial car il a été traduit et publié en France par Panini Comics lors de sa sortie.

Pour le dessin on a droit à des dessinateurs qui font passer toute l'espièglerie et le ton décalé de cette série, excepté Scott Kollins  qui fait un peu tâche mais ce n'est que pour quelques épisodes en rapport avec le run Search for She Hulk qu'il avait lui même dessiné dans les pages de Avengers sous un scénario de Geoff Johns, ce qui est un choix qui se justifie.

Pour la série à proprement parler je m'attendais à beaucoup suite au récit enthousiasmant de Dan Slott sur Avengers: The initiative que je conseille à tout fan d'avengers en herbe. Ici Dan Slott récupère une Jennifer Walters Vengeur qui passe son temps en Miss Hulk à sauver le monde, faire la fête et un peu plaider; mais cette Miss Hulk n'a pas l'air d'aller bien. Les vengeurs décident donc pour son bien que Jennifer Walters quitte le manoir des vengeurs, peu de temps après elle apprend qu'elle est virée de son cabinet d'avocats. Cependant elle va être embauchée dans un des plus grands cabinets d'avocats de la ville pour travailler dans la branche de super héros en tant que Jennifer Walters et non en tant que She Hulk. Ainsi Jennifer Walters se retrouvera face à des cas ayant attrait aux super héros. Elle fera ainsi la rencontre de collègues de bureaux notamment "Pug" et Colleen.

Dans ce récit les personnages sont plutôt tous intéressants mais pas assez travaillés ou trop tard (notamment Gauntlet) par rapport à Jennifer Walters. Pour Miss Hulk son incapacité à se montrer sous sa forme faible (à comprendre pas en Miss Hulk) est mise en avant. Ainsi on voit bien qu'ici Miss Hulk est une représentante du girl-power n'osant toutefois pas montrer sa faiblesse, travaillant à accepter celle-ci, et aussi les règles du monde dans lequel elle vit.

Ce récit est un bon récit. Cependant il est fait pour être fun et divertissant à la fois or je trouve qu'il ne remplit que partiellement la part du contrat laissant un goût d'inachevé. Cela est dû à ce mix qu'a voulu faire l'auteur pour bien avancer dans l'histoire tout en étant drôle et divertissant.


SuperMan Red Son, Mark Millar conclut excellement un graphic novel sur SuperMan

On va parler d'un des nombreux récits de Mark Millar, il faut dire que Mark Millar sait être enthousiasmant sur ses récits, mais décevant parfois sur la fin comme ce fut le cas sur SpiderMan. Pour  celui-là l'auteur aura fait une fin intelligente et surprenante.

Le récit démarre dans les années 50 au moment où le monde découvre en pleine guerre froide l'existence de SuperMan.  Le vaisseau de SuperMan ne s'est pas écrasé dans le Kansas mais en Ukraine, SuperMan a donc été élevé selon les principes communistes. On pourra alors remarquer que le SuperMan Russe contrairement au SuperMan américain n'a pas d'identité secrète et se donne à plein temps à son activité de SuperMan que ce soit sur le sol soviétique ou américain. On peut ainsi voir une critique de l'égoïsme américain vu que là ça ne vient même pas à l'idée de SuperMan d'avoir une identité secrète. SuperMan va même jusqu'à ne pas voir un rapprochement entre lui et Wonder Woman qui l'aide dans l'idée communiste d'avoir des hommes égaux entre eux dans un monde en paix. Pendant ce temps aux Etats Unis on essaie de combattre tant bien que mal un SuperMan communiste qui donne un avantage décisif aux communistes, le principal ennemi de SuperMan étant un Lex Luthor obsédé par ce défi qu'est de battre SuperMan au point de délaisser sa femme dévoué Lois Luthor.

SuperMan va tellement être dévoué qu'il va accepter de prendre la succession de Staline, même si celle-ci va à l'encontre de ses principes.

L'un des autres faits intéressant est le Batman de cet univers, ce Batman est un Batman anti-système qui se bat contre la toute puissance et toute gouvernance de l'empire communiste. Batman voulant principalement que les gens puissent s'opposer au système et que le monde soit gouverné non pas par un alien mais par un humain.

Les dessins sont très bien adaptés à l'époque, et font un peu oldy tout en étant très joli et agréable, le changement de dessinateur au long des 3 tomes ne se remarque pas trop. Cela nous livre donc graphiquement un très beau récit.

Dans ce récit la relation SuperMan/Lex Luthor n'est pas trop étudié mais les deux personnages le sont plutôt bien, et on comprend/croit parfaitement aux motivations de ces deux personnages.

Ce récit est donc un excellent récit, avec des personnages bien travaillés, je trouve cependant qu'il manque quelque chose pour plonger complètement dans ce récit réalisé de main de maître. Je pense que ce quelque chose Mark Millar l'a acquis par la suite pour nous donner des excellents récits tels que Old Man Logan.



dimanche 18 mai 2014

Un très bon pot-pourri de Straczynski

On continue à se délecter des récits de J.M. Straczynski avec ces épisodes 27 à 33 principalement dessinés par Jesus Saiz.

Le dessin est classique et correct. Il faut noter que peu d'épisodes de Brave and the bold sont réédités en trade paperback ceux-là le sont, cela laissait donc présager des récits corrects.  Le but de cette série est de raconter des petites histoires associant deux héros ou plus de l'univers DC.

En fait ce recueil est un pot pourri avec du très bon et du quelconque. Je citerai notamment les deux histoires avec Batman qui sont très bien écrites, et qui font référence une fois de plus à notre vie, notre société comme sait si bien le faire Straczynski. On aura aussi droit je trouve à deux épisodes moyens dans le livre qui contient 7 épisodes.

Ce livre nous permet juste de nous dire que Straczynski a du talent et que c'est une perte pour DC de l'avoir perdu si rapidement, et Marvel de l'avoir bêtement perdu.

Un scénariste que j'ai toujours hâte de lire, et que je conseille à tous (sauf pour SuperMan Earth One).

vendredi 18 avril 2014

Le retour de Rockek Racoon Et Groot

On continue la lecture du livre Annihilators avec le recueil des numéros 1 à 4 de Rocket Racoon and Groot par Dan Abnett et Andy Lanning au scénario accompagnés par Timothy Green II au dessin.





Pour le dessin j'aime bien le travail de Timothy Green II, son dessin qui a un côté cartoon colle bien aux personnages de Rocket Raccoon et Groot qui sont des personnages plutôt drole par leur aspect non seulement (un raton-laveur et un arbre vivant) et par leur comportement. Rocket Raccoon est une tête brulée qui n'oublie pas ses amis, Groot lui est une personne plutôt réservée de par le fait qu'il ne communique qu'en disant son nom (plus particulièrement: "I am Groot", je lis en v.o. dans la v.f. c'est "Je suis Groot").

Cette mini-série commence à la suite des événements de "Thanos the imperative" et donc Rocket Racoon doit retourner à la vie normale après la din des gardiens de la galaxie. Ainsi Rocket Racoon est responsable du courrier dans l'entreprise Timely inc. Son train train quotidien va être perturrbé par l'arrivée d'un clown tueur fait de bois. Ainsi Rocket Raccoon va être ammené à enquêter sur Planet X, la planète natale de Groot. Comme le nom de la série l'indique, il va retrouver Groot. Dans cette mini-série on va en apprendre un peu plus sur le passé de Rocket Raccoon.

Cette mini série est drôle avec quelques références à Star Wars et on retrouve le duo Rocket Raccoon - Groot des Gardiens de la galaxie, un duo drôle avec une véritable amitié entre les deux héros. L'histoire en elle-même n'est pas transcendante mais donne un peu plus de profondeur au personnage de Rocket Raccoon.

C'est donc un récit correct et bon, mais faut-il vraiment payer le prix pour avoir la série Annihilators en plus de celle-ci...

mardi 15 avril 2014

Lex Luthor, un homme seul contre SuperMan




Je vais parler des 5 numéros de Lex Luthor Man Of Steel, écrits par Brian Azzarello et dessinés par Lee Bermjo. Cette histoire se concentre sur Lex Luthor. Ce qui m'a fasciné dans ce personnage c'est sa détermination à vouloir combattre SuperMan et le fait que malgré tous ses échecs et qu'il soit seul qu'il n'abandonne rien. Ce côté m'a été révélé dans JLA: Earth 2 par Grant Morrison et Franck Quitely.

Dans ce récit on voit à quel point Lex Luthor peut être un idéaliste déterminé à vouloir accomplir la mission qu'il s'est fixé: vaincre SuperMan et montrer au monde qu'il est nuisible. Ainsi on va voir un homme déterminé complexe et non pas juste un méchant livrer un combat contre SuperMan. On va voir que Lex a ses raisons pour détester SuperMan. La chose la plus étrange dans ce récit pour moi sera de voir Bruce Wayne, depuis le (peu de) temps que je lis Batman je n'ai pas trop eu l'occasion de le voir. Je dois avouer que la fin du récit m'a beaucoup surpris, je ne vais pas faire une comparaison avec un film car sinon ça gacherait la fin. Cette fin réussit par le biais de Lex Luthor de nous montrer une autre facette de SuperMan intéressante.

Pour le dessin c'est assez sombre et particulier, c'est la marque de fabrique de Lee Bermejo.

Pour conclure ce livre est un bon livre avec une bonne histoire (et une bonne fin), qui aurait peut être eu droit à sa chance dans un mensuel SuperMan avec(peut-être) un récit plus en profondeur. Je ne peux m'empêcher de penser que l'auteur est passé de peu à côté de quelque chose d'excellent...

samedi 5 avril 2014

DnA disent au revoir au cosmique avec une équipe de Bad-Ass

Voici l'avant dernier run de Dan Abnett et Andy Lanning sur l'univers cosmique de marvel avec le récit "Annihilators" une mini série en 4 parties publiées en 2011 qui fait suite à Thanos Imperative.

Pour le dessin c'est vraiment pas top le dessinateur Tan Eng Huat a un problème avec les nez, les visages humains se ressemblent beaucoup. Certains personnages par moment ont des expressions étranges dans des scènes, notamment Quasar à un moment...

L'histoire est plutôt courte, en effet elle ne comporte que 4 numéros. De plus du temps est allègrement perdu au début du 1er numéro avec l'arrivée de Ikon , la meilleure des Chevaliers de l'espace. Les auteurs essayent de mettre de l'humour comme toujours dans leur récit, mais là ça ne marche pas, les personnages ne s'y prêtant pas. Cela n'est pas fait grossièrement mais on ne croit pas à cette équipe pour autant qui ne comporte n'est pas si humaine que ça. Elle contient trop de personnages qui se ressemblent, ce sera donc une leçon à apprendre pour la formation de nouvelles équipes par le futur.

Pour proprement parler de l'histoire cela fait référence au"Dire Wraith" auxquels Peter Quill voulait que les Annihilators règle le problème, pendant ce temps un mystérieux individu appelé Dredd s'attaque aux observateurs de la faille refermée.




Je tiens à dire que cela m'embête de dire une fois de plus, pas forcément du bien de DnA, pourtant leur travail était excellent sur Guardians of the Galaxy ou Nova ...

samedi 29 mars 2014

Le retour et la fin du récit sur le CancerVerse par l'excellent duo DnA


Je vais parler de la suite d'une série que j'ai totalement adoré: les Gardiens de la Galaxie par Dan Abnett et Andy Lanning (abrégé en DnA par les fans). Ici c'est une mini série qui fait suite à la longue saga cosmique entreprise depuis Annihilation, en passant par Conquest, et War of Kings. Le tout est dessiné par Miguel Sépulveda et Carlos Pagulayan des dessinateurs honnêtes mais pas les meilleurs de la maison des idées, il suffit de voir la tête de Rocket Raccoon sur certaines planches pour s'en convaincre. Le nom de cette série est Thanos The Initiative, toujours pas DnA.

Cette histoire se passe donc après War of Kings, qui a ouvert une faille vers un autre univers, le "cancerverse" dans lequel la mort a été vaincu et seule la vie existe et pullule. Cet univers explosant de vie veut donc envahir le notre. Dis comme ça ça ne fait pas trop peur. DnA s'est pourtant débrouillé pour tourner cela d'une façon effrayante, et je trouve que cela était déjà une réussite, faire un univers avec des versions méchantes de nos héros que l'on ne peut pas tuer. Le leader de ces méchants héros est une version maléfique de Captain Mar-Vell qui a donc pour but d'anéantir la mort dans notre univers afin de l'envahir ensuite avec son univers à l'étroit (car le surplus n'est pas tué). Comme son nom l'indique dans cette série Thanos aura un rôle central à jouer, Thanos représentant la mort devant mettre fin à cette vie pulullante guidée par Mar-Vell. Les deux anciens ennemis se ré affrontent à nouveau. Le choix de Mar-Vell pour le méchant est plutôt astucieux je trouve puisque dans notre univers celui-ci avait accepté la mort de son cancer, alors que dans le "cancerverse" il la combat sous une forme pervertie.

Pour parler du récit je dois dire que ce fut un plaisir de me replonger dans ces épopées cosmiques dont je me souviens avec nostalgie (2 ou 3 ans que je ne les avais plus lu) et plaisir. L'un des points forts de Guardians of Galaxy c'était d'avoir un casting hétéroclite avec une superbe dynamique de groupe, ce que l'on retrouve un peu moins ici dans ce récit qui n'est pas centré que sur les gardiens de la galaxie. J'apprécie aussi de revoir Richard Rider alias Nova, ce héros cosmique parti de rien depuis Annihilation, qui pour moi est le pendant de Green Lantern (mais pas du tout le Green Lantern du pauvre, sa série était très bonne par DnA). Ce que je trouve dommage dans cette mini-série c'est qu'il y a plein de passages dispensables, notamment les batailles à l'entrée de la faille qui ne servent à rien pour faire avancer l'histoire et aussi une certaine expédition "commando", bref c'est du temps perdu pour l'auteur et le lecteur. J'aurai aimé qu'à la place ils se concentrent un peu plus sur les Gardiens de la galaxie, car le récit sur l'équipe n'est pas trop développé malheureusement. Cependant il n'y a pas trop d'idées surprenantes dans ce récit. En effet c'est dur d'être surprenant avec un personnage qui est surprenant tel que Thanos. La seule chose marrante que je trouve c'est la relation entre Thanos et la mort. On a droit à une belle fin épique (essence même des sagas de DnA), mais le récit ne l'est pas trop comparé aux précédents.

A mon avis cette mini-série aurait dû être publié dans la série "Guardians of the Galaxy" en un peu moins de numéros et plus centrée sur les Gardiens de la Galaxie.

Après cette mini-série on a un épisode hommage aux gardiens de la galaxie et à son leader : Peter Quill. J'apprécie d'ailleurs comment le personnage est traité dans ce livre et nous est montré comme n'étant finalement pas tant que ça une tête brulée. Dans ce dernier épisode on a donc le prologue à la mini série suivante: "Annihilator".

Cette série n'est pas un must have mais je trouve que pour les curieux ce livre est intéressant (même si il n'est pas si facile que ça à trouver...), et les clins d’œil à l'univers Marvel à travers cet univers perverti sont sympa.

SuperMan For Tomorrow. Un récit avec des personnages très bien travaillés.

Dans cet article je vais parler des numéros #204-215 de la série SuperMan, écrite par Brian Azzarello et dessinée par la star Jim Lee avec l'encrage de Scott Williams. A noter que c'est la première fois que je lis un récit de Brian Azzarello lui aussi encensé par la critique pour son travail (sur ce récit, ou plus récemment Wonder Woman). Ce récit a donc été très bien accueilli commercialement parlant vu qu'il a été sorti en Absolute Edition.


Le récit commence donc avec la disparition sur terre de plusieurs millions de personnes, dont Lois Lane. En fait le récit commence plus exactement après que cela soit arrivé. On voit donc SuperMan confronté à un ennemi qu'il ne connait pas. Il va donc chercher à découvrir l'origine de cette disparition. Pendant tout le récit SuperMan discutera, se confessera auprès du père Léon (Father Leone), on aura donc droit à un récit introspectif entre les 2. D'ailleurs l'auteur s'amuse à nous étonner en commençant certains de ses numéros avec le récit d'un de ces deux protagonistes alors qu'en fait c'était l'autre. Ce récit est réussi au niveau de tous les personnages traités, on voit bien que Brian Azzarello a du talent. Super Man se retrouve évidement face à des choix difficiles dans un monde qui n'est pas manichéen, dans lequel il doit changer son avis. Ce récit permet aussi à SuperMan d'en apprendre un peu plus sur le monde et l'auteur relève un point intelligent dans l'histoire de SuperMan

Je trouve cependant que le récit manque un peu de suspense, il aurait pu plus nous tenir en haleine, c'est la seule chose qui lui manque pour qu'il soit un récit qui marque vraiment le personnage ou son époque. La fin n'est pas pour autant décevante et l'auteur nous livre je trouve un récit intelligent.
Pour le dessin Jim Lee est une super star et il n'y a rien à redire à cela.

vendredi 28 février 2014

Straczynski qui redéfinit encore une fois SuperMan dans le graphic novel acclamé: SuperMan Eart One

On se retrouve à nouveau pour un récit de Straczynski qui écrit sur SuperMan. Cette fois ci c'est sur le "graphic novel" SuperMan Eart One qui a eu un succès critique et commercial avec notamment la sortie d'une suite à ce graphic novel et d'une transposition à Batman avec Batman Earth One. Autant le dire la barre était haute pour ce livre...

Graphiquement c'est bon, mais les couleurs ne me plaisent pas tant que ça, du coup je trouve que ça aurait pu être mieux de ce côté, que le talent du dessinateur Shane Davis aurait pu être mis plus en avant.

Quant au scénario je trouve qu'il est un peu long au début pour devenir intéressant par moments à la fin.

Le début est je pensais un aspect du super dans SuperMan avec les différentes et brillantes possibilités de carrière pour un Clark Kent qui ne sait que choisir. Il n'y aura que dans le journalisme où Clark Kent n'aura pas les portes grandes ouvertes à son talent (au Daily Planet). La déception je trouve sera de ne pas voir le héros hésiter trop longtemps sur le sens à donner à sa vie.

L'élément déclencheur de la naissance de SuperMan sera l'arrivée sur terre d'un ennemi héréditaire de ses ancêtres qui vient à sa recherche (pour mettre fin à l'héritage Kryptonien), c'est à ce moment là qu'on en apprendra plus sur Clark Kent et la destruction de sa planète.

Le seul moment intéressant je trouve sera celui où l'on voit Superman se faire aider par un Jimmy Olsen qui veut rendre ce qu'on lui donne. Un moment où l'on voit des personnages se battre pour leurs valeurs.

J'ai beaucoup apprécié au passage l'interview de SuperMan par Clark Kent, qui est très intéressante et où Straczynski nous redit encore une fois que les valeurs américaines sont celles de SuperMan.

Dans son ensemble je trouve ce "graphic novel" très moyen, où les personnages ne sont pas trop travaillés, du moins trop tardivement pour Clark Kent. Ce récit manque donc de densité, et de moments forts qui se font trop rare dans ce livre alors que l'habitude est pour les graphic novel de s'attarder un peu plus sur un personnage.







Ce livre est donc une déception pour moi je ne trouve pas qu'il apporte grand chose au personnage de SuperMan contrairement au run Grounded de Straczynski sur Superman qui était beaucoup plus introspectif, un peu long par moments, mais brillant aussi parfois. Je conseille donc plutôt Grounded que Earth One afin de lire un récit définissant SuperMan.

dimanche 16 février 2014

La suite et fin de Morrison sur JLA (JLA volume 4 deluxe edition)

On arrive enfin à la conclusion du run de Morrison sur JLA qui aura duré l'équivalent de 3 ans en termes de numéros réalisés (4 dans les faits). Cette critique se divise en 3 parties car le livre le fait:
-JLA (#34 et #36-41) par Grant Morrison et Howard Porter
-JLA Earth 2 par Grant Morrison et Frank Quitely
-JLA : Classified Files par Grant Morrison et Ed McGuinness au dessin


On commence donc par JLA (#34 et #36-41) qui est la conclusion bien ficelée du run de Morrison où il récolte les graines d'intrigues qu'il avait semées et qu'il sème encore dans le #34. Le run à proprement parler #36-41 World War Three fait référence à l'arrivée sur la planète terre de Maggedon le némésis d'Aztek (eh oui dans les 2 premiers tomes on avait eu le plaisir de le voir), qui est aussi la menace à laquelle on fait référence dans Rock of Ages, et la menace dont sont venus nous protéger Metron et Orion. La venue de Maggedon en fait s'accompagne de velléités de la part de tout le monde, et en particulier de Luthor, Prometheus qui reviennent en formant un Injustice Gang avec Killer Bees, au plus mauvais moment pour la JLA qui se préparait à la venue de Maggedon. Ainsi on voit la même idée que celle qu'il développera lors de New X Men avec sublime, une influence sur le monde qui le pousse à la guerre. Ainsi cette mauvaise influence de Maggedon va se développer dans le monde et pousser celui-ci à la guerre. La JLA fera donc face à une double menace sauver le monde de lui-même et de Maggedon ce sera donc un double challenge dans un récit épique bien mené par Morrison où il conclura intelligemment son passage sur cette série, avec un hommage à la JLA.

On a ensuite droit à JLA Earth2 au cours d'une des nombreuses collaborations entre Grant Morrison et Fank Quitely. Ce récit est une sorte de récréation avec l'un de ces nombreux récits dans un monde parallèle. L'intérêt de celui-là je trouve est de montrer la détermination de Alexander Luthor à lutter contre une version maléfique de la Justice League of America : Crime Syndicate of America. Tout ceci se passe dans un monde parallèle où le mal l'emporte toujours (en fait c'est un monde miroir du notre dans lequel  le bien l'emporte toujours). Ainsi le Luthor du monde parallèle vient dans notre monde chercher l'aide de la Justice League of America, un adversaire inconnu va alors se servir de ça pour mettre son plan diabolique à l'œuvre ! Ce qui est marrant c'est de voir comment se comporte le pendant maléfique de cette JLA et notamment le "triangle amoureux" entre Super Woman, Night Owl et UltraMan.

Enfin pour parler de JLA Classified Files ce récit est centré sur l'équipe de super héros qui est censé protégé Superbia, le monde créé suite à l'arc centré sur des soldats de l'armée qui possédaient des pouvoirs. On appréciera au passage l'apparition de Squirel et de Knight (que l'on reverra dans Batman de Morrison). Dans ce récit il ne se passera pas grand chose, si ce n'est que l'on nous montre que des super héros mal entrainés peuvent être utilisés comme arme contre le monde.


Pour revenir sur l'arc de Morrison sur JLA, je ne peux m'empêcher de penser à celui sur New X-men qui lui était mieux du fait qu'il aborde plus les personnages comme on le voyait à travers le double tirangle amoureux Jean Grey- Wolverine -Cyclope et Cyclope Jean Grey -  Emma Frost - Cyclope, sans oublier des personnages comme Bec ou Xorn, et des faits comme l'intégration et la tolérance notamment lors du numéro 127 de new X men. Ici on ne voit que de l'épique ou presque, voilà pourquoi ce run est bien mais pourrait être encore meilleur, je pense que cela est aussi dû (peut être je ne suis pas un expert de la JLA) au fait de manque d'histoire de relations entre des membres historiques de la JLA (opposé au trio Iron Man - Captain America - Thor).

mardi 11 février 2014

La fin du road comic de Straczynski sur SuperMan


Cet article fait référence à la fin du trop court run de J.M. Straczynski sur Superman (et DC !). Il concerne donc les numéros 707-711 et 713-714 de la série Superman. Au dessin on peut admirer le travail de Eddy Barrows, sans oublier que Chris Roberson contribue au scénario (parfois il est précisé que celui-ci s'occupe des dialogues, le scénario étant lui fait par Straczynski).


Straczynski fait un peu comme il avait fait avec Thor ,pour Thor c'était à travers le monde, pour SuperMan c'est avec les Etats Unis. Ces deux personnages découvrent certains maux de la société. Mais ici pour Superman ce chemin sera plutôt introspectif pour un héros en dépression après les évènements de New Krypton. Cette partie du récit fera aussi la part belle aux guest-star, que ce soit Flash pour traiter lors de cet épisode du poids de l'héritage, Batman pour le travail d'équipe, et enfin Wonder Woman pour le symbole, l'exemple. Le premier épisode de ce tome est je trouve le meilleur dans lequel Straczynski nous montre une vision nuancée de la société, qui réussit même à convaincre SuperMan à fléchir un peu sur ses principes, preuve qu'il a bien changé. L'avant dernier "guest" que l'on voit lors de ce tome est un (petit) hommage aux fans (dommage j'aurai peut être espéré une rencontre avec un de ses créateurs ;-) (lisez Animal Man par Morrison !!!).

Ce récit est donc centré sur un retour (une recherche) sur les vraies valeurs de SuperMan qui sont la vérité, la justice et l'American way.

Je trouve que ce récit manque un peu de mordant dans les idées sur la fin mais c'est un très bon livre quand même, j'adore toujours autant lorsque Straczynski s'intéresse autant à ses personnages. La fin (l'ennemi) est un poil décevante (juste un poil).

La partie graphique quant à elle est très bien réalisée par moments Eddy Barrows est épaulé par des artistes de qualité un peu moindre mais c'est bon dans l'ensemble.


Bref ce run est bon je trouve, ce n'est pas un must have mais c'est un très bon récit, à conseiller à tous les fans de Straczynski et à ceux qui aiment des bons comics.

 

dimanche 19 janvier 2014

Retour raté de Daredevil

Ce récit fait suite aux événements de Shadowland, où DareDevil/Matt Murdock fuit New York City où il a commis l'irréparable et a été corrompu par un démon. Matt Murdock s'en va donc à pied à travers tout le pays, pour arriver dans une petite ville dans le désert. C'est ici que prend place le récit d'Andy Diggle qui conclut son run sur Daredevil avec la saga en 4 parties Daredevil Reborn


Matt Murdock est très mal accueilli par les occupants, shériff compris, et lorsque celui-ci comprend qui est Matt Murdock il envoie ses hommes le tuer. Matt se retrouve donc dans une ville où la corruption est présente et ou la population semble laissée à elle-même une population sans espoir. Matt Murdock pensait laisser cette ville faire face à ses problèmes toute seule mais dès lors qu'on a intenté à sa vie il décide de riposter et d'enquêter sur ce qui se passe dans cette ville. Matt Murdock sera confronté à un adversaire qui lui montrera ses plus grandes peurs, celui-ci y fera face et les surmontera.
Il décidera à la fin de ce tome, après avoir fait face à ses peurs de revenir à New York non seulement en tant qu'avocat mais aussi en tant que justicier sous un fameux costume rouge.


Le récit est sans grosse surprise plutôt mal raconté, l'idée semblait bonne, mais fut mal exploitée, je pense que Diggle aurait du (pu ?) bénéficier de plus de numéros pour écrire une histoire intéressante sur l'exil de DareDevil, il avait une opportunité rare de faire ceci, il ne l'a pas saisi et c'est dommage, il ne fait même pas d'introspection à Murdock et lui fait juste subir une analyse rapide par un méchant avec des pouvoirs. Bref ce récit est à peine héroïque, quand on pense à Renaissance qui traitait un peu de la même chose, du retour du héros après un abandon de sa charge super héroïque, on en est très très loin, et ça ça fait très mal à ce récit qui s'en éloignait déjà par la situation géographique et aussi que l'arrêt de DareDevil ici était dû à ses actes commis dans Shadowland. Bref il y avait de quoi faire un bon récit, mais le pilote Diggle nous donne l'impression d'avoir clairement bâclé son travail, je pense encore une fois qu'il n'est pas le seul responsable que les éditeurs aussi, mais il ne leur a pas proposé un très bon matériel pour conclure son run.

De plus quand on voit à les résultats de cet arc au niveau graphique fait par Davide Gianfelice, on se demande si Marvel accordait un tant soit peu d'intérêt pour cet arc du héros cornu.

Pour revenir sur l'arc de Diggle, il y a eu de très bonnes idées avec en point d'orgue Shadowland, mais j'ai trouvé qu'il aurait pu faire bien mieux sur cet arc à certains moments, il n'y a que cette conclusion qui soit vraiment ratée cependant.

La suite a l'air réjouissante d'après la critique qui a très bien accueilli le travail de Mark Waid sur Daredevil Volume 3 qui se termine d'ailleurs dans quelque mois pour recommencer à nouveau ...