dimanche 19 janvier 2014

Retour raté de Daredevil

Ce récit fait suite aux événements de Shadowland, où DareDevil/Matt Murdock fuit New York City où il a commis l'irréparable et a été corrompu par un démon. Matt Murdock s'en va donc à pied à travers tout le pays, pour arriver dans une petite ville dans le désert. C'est ici que prend place le récit d'Andy Diggle qui conclut son run sur Daredevil avec la saga en 4 parties Daredevil Reborn


Matt Murdock est très mal accueilli par les occupants, shériff compris, et lorsque celui-ci comprend qui est Matt Murdock il envoie ses hommes le tuer. Matt se retrouve donc dans une ville où la corruption est présente et ou la population semble laissée à elle-même une population sans espoir. Matt Murdock pensait laisser cette ville faire face à ses problèmes toute seule mais dès lors qu'on a intenté à sa vie il décide de riposter et d'enquêter sur ce qui se passe dans cette ville. Matt Murdock sera confronté à un adversaire qui lui montrera ses plus grandes peurs, celui-ci y fera face et les surmontera.
Il décidera à la fin de ce tome, après avoir fait face à ses peurs de revenir à New York non seulement en tant qu'avocat mais aussi en tant que justicier sous un fameux costume rouge.


Le récit est sans grosse surprise plutôt mal raconté, l'idée semblait bonne, mais fut mal exploitée, je pense que Diggle aurait du (pu ?) bénéficier de plus de numéros pour écrire une histoire intéressante sur l'exil de DareDevil, il avait une opportunité rare de faire ceci, il ne l'a pas saisi et c'est dommage, il ne fait même pas d'introspection à Murdock et lui fait juste subir une analyse rapide par un méchant avec des pouvoirs. Bref ce récit est à peine héroïque, quand on pense à Renaissance qui traitait un peu de la même chose, du retour du héros après un abandon de sa charge super héroïque, on en est très très loin, et ça ça fait très mal à ce récit qui s'en éloignait déjà par la situation géographique et aussi que l'arrêt de DareDevil ici était dû à ses actes commis dans Shadowland. Bref il y avait de quoi faire un bon récit, mais le pilote Diggle nous donne l'impression d'avoir clairement bâclé son travail, je pense encore une fois qu'il n'est pas le seul responsable que les éditeurs aussi, mais il ne leur a pas proposé un très bon matériel pour conclure son run.

De plus quand on voit à les résultats de cet arc au niveau graphique fait par Davide Gianfelice, on se demande si Marvel accordait un tant soit peu d'intérêt pour cet arc du héros cornu.

Pour revenir sur l'arc de Diggle, il y a eu de très bonnes idées avec en point d'orgue Shadowland, mais j'ai trouvé qu'il aurait pu faire bien mieux sur cet arc à certains moments, il n'y a que cette conclusion qui soit vraiment ratée cependant.

La suite a l'air réjouissante d'après la critique qui a très bien accueilli le travail de Mark Waid sur Daredevil Volume 3 qui se termine d'ailleurs dans quelque mois pour recommencer à nouveau ...

lundi 6 janvier 2014

JLA volume 3 par Morrison et Porter

Nous continuons avec le run de Grant Morrison et de Howard Porter sur JLA avec ce tome 3 qui comprend les numéros 22-26 et 28-31 de la série JLA, ce tome se divise en 3 arcs, un centré sur une attaque sur le monde des rêves par des aliens, une autre sur une force super héroïque de l'armée, et enfin la dernière sur la bataille de deux monstres de la 5ème dimension dans notre monde.

Le premier comme le dernier arc reposent sur le fait que nos héros ont leur sort qui dépendent d'un jeune garçon, thème assez récurrent chez Morrison de mettre le sort entre les mains d'un personnage apparemment très faible. Le récit est plutôt bien écrit et épique mais comme lors du reste de l'arc celui-ci ne met pas trop l'équipe au centre mais l'intrigue, si bien que lors du second arc on a droit à Wonder Woman qui n'arrête pas de dire qu'ils ne forment pas une équipe.
On arrive à le croire lors du 3ème et dernier arc de ce tome. En effet ce dernier arc nous propose l'intervention conjointe le JLA et de la JSA. On voit lors de celui-ci que les membres de la JSA sont vraiment une équipe qui a du vécu, qu'il y a de vrais liens entre ses membres. Ceci sera aussi mis en avant avec le fait que l'un des méchants de cet arc sera auss
i Triumph un ancien membre fondateur de la JLA, prouvant une fois de plus que ce n'est pas une équipe avec un héritage..., même si à la fin Triumph fait partie de cet héritage. L'autre intérêt du second arc aura été de voir la JLA confrontée à la peur de l'Amérique, que la JLA qui désormais est une équipe internationale agisse un jour contre les intérêts de l'Amérique. On aura vu de plus que tactiquement la JLA n'était pas trop au point face à cette escouade de SuperSoldats.


Morrison nous offrira donc toujours des récits épiques nous montrant et appuyant sur le fait qu'en mettant des poids lourds ensemble avec de nombreux outsiders que l'on n'arrive pas à avoir une équipe, contrairement à ce qu'a réussi à faire Brian Michael Bendis sur Avengers. Mais je pense que Morrison veut nous montrer que la force de cette équipe c'est sa diversité et la capacité de ses membres à s'en sortir dans la diversité même si ce n'est pas coordonné, à l'image d'une équipe de professionnels, de mercenaires même... Seuls Batman et Huntress semblent avoir un semblant de relation.

Pour le dessin on ne peut qu'apprécier la qualité du travail de Howard Porter constant et de haut niveau.

jeudi 2 janvier 2014

Un autre retour celui de Batgirl

Après le retour de Heroes For Hire, le retour d'une autre série par un artiste que je connais moins bien Bryan Q Miller qui a notamment opéré sur Smallville la série télé puis le comics qui fait suite à la série télé, il a notamment aussi travaillé sur la (mauvaise) série Arrow... Mais cependant son travail sur Batgirl a été très bien accueilli par la critique, j'ai donc voulu voir ce qu'il en était.

La série est donc centrée sur la nouvelle Batgirl qui est en réalité Stéphanie Brown anciennement "The Spoiler". La série suit donc les aventures de cette "débutante" dans le monde des super héros où elle fait preuve de plutôt de maladresses, montrant ainsi sa jeunesse, le fait qu'elle agisse plutôt sans réfléchir.  Heureusement pour elle, elle sera aidée par la suite par Barbara Gordon (la première BatGirl, celle-ci dans un fauteuil roulant, aussi connue sous le nom de Oracle). La série essaye de nous montrer les relations entre Stéphanie Brown et Barbara Gordon, entre Batgirl et Robin , comment Barbara Gordon surmonte sa colère et sa déception amoureuse (avec Dick Grayson).
Donc en fait comme on le voit beaucoup de relations sont mises en avant mais pas assez étudiées, de plus on a pas trop l'impression que Stéphanie Brown ait une vie bien qu'elle aille à l'université. L'autre fait est que le récit n'est même pas épique par moments, bref je trouve tout cela un peu trop brouillon et pas très bien raconté, cela aurait pu être intéressant mais c'est plutôt mal raconté. Cette série est censée amener un peu de fraicheur à l'image de la relation entre Batgirl et Robin, mais je trouve cela un peu trop superficiel pour dire que c'est réussi.

Pour le dessin  Lee Garbet,Phil Noto et  Cully Hamner font du très bon boulot et je trouve les couvertures jolies et plutôt très bien réussies.

Un récit donc décevant, j'attends donc avec impatience de voir le Batgirl de Gail Simone, voir si l'on peut faire mieux que Bryan Q. Miller...



Bonne année à tous !