vendredi 28 février 2014

Straczynski qui redéfinit encore une fois SuperMan dans le graphic novel acclamé: SuperMan Eart One

On se retrouve à nouveau pour un récit de Straczynski qui écrit sur SuperMan. Cette fois ci c'est sur le "graphic novel" SuperMan Eart One qui a eu un succès critique et commercial avec notamment la sortie d'une suite à ce graphic novel et d'une transposition à Batman avec Batman Earth One. Autant le dire la barre était haute pour ce livre...

Graphiquement c'est bon, mais les couleurs ne me plaisent pas tant que ça, du coup je trouve que ça aurait pu être mieux de ce côté, que le talent du dessinateur Shane Davis aurait pu être mis plus en avant.

Quant au scénario je trouve qu'il est un peu long au début pour devenir intéressant par moments à la fin.

Le début est je pensais un aspect du super dans SuperMan avec les différentes et brillantes possibilités de carrière pour un Clark Kent qui ne sait que choisir. Il n'y aura que dans le journalisme où Clark Kent n'aura pas les portes grandes ouvertes à son talent (au Daily Planet). La déception je trouve sera de ne pas voir le héros hésiter trop longtemps sur le sens à donner à sa vie.

L'élément déclencheur de la naissance de SuperMan sera l'arrivée sur terre d'un ennemi héréditaire de ses ancêtres qui vient à sa recherche (pour mettre fin à l'héritage Kryptonien), c'est à ce moment là qu'on en apprendra plus sur Clark Kent et la destruction de sa planète.

Le seul moment intéressant je trouve sera celui où l'on voit Superman se faire aider par un Jimmy Olsen qui veut rendre ce qu'on lui donne. Un moment où l'on voit des personnages se battre pour leurs valeurs.

J'ai beaucoup apprécié au passage l'interview de SuperMan par Clark Kent, qui est très intéressante et où Straczynski nous redit encore une fois que les valeurs américaines sont celles de SuperMan.

Dans son ensemble je trouve ce "graphic novel" très moyen, où les personnages ne sont pas trop travaillés, du moins trop tardivement pour Clark Kent. Ce récit manque donc de densité, et de moments forts qui se font trop rare dans ce livre alors que l'habitude est pour les graphic novel de s'attarder un peu plus sur un personnage.







Ce livre est donc une déception pour moi je ne trouve pas qu'il apporte grand chose au personnage de SuperMan contrairement au run Grounded de Straczynski sur Superman qui était beaucoup plus introspectif, un peu long par moments, mais brillant aussi parfois. Je conseille donc plutôt Grounded que Earth One afin de lire un récit définissant SuperMan.

dimanche 16 février 2014

La suite et fin de Morrison sur JLA (JLA volume 4 deluxe edition)

On arrive enfin à la conclusion du run de Morrison sur JLA qui aura duré l'équivalent de 3 ans en termes de numéros réalisés (4 dans les faits). Cette critique se divise en 3 parties car le livre le fait:
-JLA (#34 et #36-41) par Grant Morrison et Howard Porter
-JLA Earth 2 par Grant Morrison et Frank Quitely
-JLA : Classified Files par Grant Morrison et Ed McGuinness au dessin


On commence donc par JLA (#34 et #36-41) qui est la conclusion bien ficelée du run de Morrison où il récolte les graines d'intrigues qu'il avait semées et qu'il sème encore dans le #34. Le run à proprement parler #36-41 World War Three fait référence à l'arrivée sur la planète terre de Maggedon le némésis d'Aztek (eh oui dans les 2 premiers tomes on avait eu le plaisir de le voir), qui est aussi la menace à laquelle on fait référence dans Rock of Ages, et la menace dont sont venus nous protéger Metron et Orion. La venue de Maggedon en fait s'accompagne de velléités de la part de tout le monde, et en particulier de Luthor, Prometheus qui reviennent en formant un Injustice Gang avec Killer Bees, au plus mauvais moment pour la JLA qui se préparait à la venue de Maggedon. Ainsi on voit la même idée que celle qu'il développera lors de New X Men avec sublime, une influence sur le monde qui le pousse à la guerre. Ainsi cette mauvaise influence de Maggedon va se développer dans le monde et pousser celui-ci à la guerre. La JLA fera donc face à une double menace sauver le monde de lui-même et de Maggedon ce sera donc un double challenge dans un récit épique bien mené par Morrison où il conclura intelligemment son passage sur cette série, avec un hommage à la JLA.

On a ensuite droit à JLA Earth2 au cours d'une des nombreuses collaborations entre Grant Morrison et Fank Quitely. Ce récit est une sorte de récréation avec l'un de ces nombreux récits dans un monde parallèle. L'intérêt de celui-là je trouve est de montrer la détermination de Alexander Luthor à lutter contre une version maléfique de la Justice League of America : Crime Syndicate of America. Tout ceci se passe dans un monde parallèle où le mal l'emporte toujours (en fait c'est un monde miroir du notre dans lequel  le bien l'emporte toujours). Ainsi le Luthor du monde parallèle vient dans notre monde chercher l'aide de la Justice League of America, un adversaire inconnu va alors se servir de ça pour mettre son plan diabolique à l'œuvre ! Ce qui est marrant c'est de voir comment se comporte le pendant maléfique de cette JLA et notamment le "triangle amoureux" entre Super Woman, Night Owl et UltraMan.

Enfin pour parler de JLA Classified Files ce récit est centré sur l'équipe de super héros qui est censé protégé Superbia, le monde créé suite à l'arc centré sur des soldats de l'armée qui possédaient des pouvoirs. On appréciera au passage l'apparition de Squirel et de Knight (que l'on reverra dans Batman de Morrison). Dans ce récit il ne se passera pas grand chose, si ce n'est que l'on nous montre que des super héros mal entrainés peuvent être utilisés comme arme contre le monde.


Pour revenir sur l'arc de Morrison sur JLA, je ne peux m'empêcher de penser à celui sur New X-men qui lui était mieux du fait qu'il aborde plus les personnages comme on le voyait à travers le double tirangle amoureux Jean Grey- Wolverine -Cyclope et Cyclope Jean Grey -  Emma Frost - Cyclope, sans oublier des personnages comme Bec ou Xorn, et des faits comme l'intégration et la tolérance notamment lors du numéro 127 de new X men. Ici on ne voit que de l'épique ou presque, voilà pourquoi ce run est bien mais pourrait être encore meilleur, je pense que cela est aussi dû (peut être je ne suis pas un expert de la JLA) au fait de manque d'histoire de relations entre des membres historiques de la JLA (opposé au trio Iron Man - Captain America - Thor).

mardi 11 février 2014

La fin du road comic de Straczynski sur SuperMan


Cet article fait référence à la fin du trop court run de J.M. Straczynski sur Superman (et DC !). Il concerne donc les numéros 707-711 et 713-714 de la série Superman. Au dessin on peut admirer le travail de Eddy Barrows, sans oublier que Chris Roberson contribue au scénario (parfois il est précisé que celui-ci s'occupe des dialogues, le scénario étant lui fait par Straczynski).


Straczynski fait un peu comme il avait fait avec Thor ,pour Thor c'était à travers le monde, pour SuperMan c'est avec les Etats Unis. Ces deux personnages découvrent certains maux de la société. Mais ici pour Superman ce chemin sera plutôt introspectif pour un héros en dépression après les évènements de New Krypton. Cette partie du récit fera aussi la part belle aux guest-star, que ce soit Flash pour traiter lors de cet épisode du poids de l'héritage, Batman pour le travail d'équipe, et enfin Wonder Woman pour le symbole, l'exemple. Le premier épisode de ce tome est je trouve le meilleur dans lequel Straczynski nous montre une vision nuancée de la société, qui réussit même à convaincre SuperMan à fléchir un peu sur ses principes, preuve qu'il a bien changé. L'avant dernier "guest" que l'on voit lors de ce tome est un (petit) hommage aux fans (dommage j'aurai peut être espéré une rencontre avec un de ses créateurs ;-) (lisez Animal Man par Morrison !!!).

Ce récit est donc centré sur un retour (une recherche) sur les vraies valeurs de SuperMan qui sont la vérité, la justice et l'American way.

Je trouve que ce récit manque un peu de mordant dans les idées sur la fin mais c'est un très bon livre quand même, j'adore toujours autant lorsque Straczynski s'intéresse autant à ses personnages. La fin (l'ennemi) est un poil décevante (juste un poil).

La partie graphique quant à elle est très bien réalisée par moments Eddy Barrows est épaulé par des artistes de qualité un peu moindre mais c'est bon dans l'ensemble.


Bref ce run est bon je trouve, ce n'est pas un must have mais c'est un très bon récit, à conseiller à tous les fans de Straczynski et à ceux qui aiment des bons comics.