samedi 29 mars 2014

Le retour et la fin du récit sur le CancerVerse par l'excellent duo DnA


Je vais parler de la suite d'une série que j'ai totalement adoré: les Gardiens de la Galaxie par Dan Abnett et Andy Lanning (abrégé en DnA par les fans). Ici c'est une mini série qui fait suite à la longue saga cosmique entreprise depuis Annihilation, en passant par Conquest, et War of Kings. Le tout est dessiné par Miguel Sépulveda et Carlos Pagulayan des dessinateurs honnêtes mais pas les meilleurs de la maison des idées, il suffit de voir la tête de Rocket Raccoon sur certaines planches pour s'en convaincre. Le nom de cette série est Thanos The Initiative, toujours pas DnA.

Cette histoire se passe donc après War of Kings, qui a ouvert une faille vers un autre univers, le "cancerverse" dans lequel la mort a été vaincu et seule la vie existe et pullule. Cet univers explosant de vie veut donc envahir le notre. Dis comme ça ça ne fait pas trop peur. DnA s'est pourtant débrouillé pour tourner cela d'une façon effrayante, et je trouve que cela était déjà une réussite, faire un univers avec des versions méchantes de nos héros que l'on ne peut pas tuer. Le leader de ces méchants héros est une version maléfique de Captain Mar-Vell qui a donc pour but d'anéantir la mort dans notre univers afin de l'envahir ensuite avec son univers à l'étroit (car le surplus n'est pas tué). Comme son nom l'indique dans cette série Thanos aura un rôle central à jouer, Thanos représentant la mort devant mettre fin à cette vie pulullante guidée par Mar-Vell. Les deux anciens ennemis se ré affrontent à nouveau. Le choix de Mar-Vell pour le méchant est plutôt astucieux je trouve puisque dans notre univers celui-ci avait accepté la mort de son cancer, alors que dans le "cancerverse" il la combat sous une forme pervertie.

Pour parler du récit je dois dire que ce fut un plaisir de me replonger dans ces épopées cosmiques dont je me souviens avec nostalgie (2 ou 3 ans que je ne les avais plus lu) et plaisir. L'un des points forts de Guardians of Galaxy c'était d'avoir un casting hétéroclite avec une superbe dynamique de groupe, ce que l'on retrouve un peu moins ici dans ce récit qui n'est pas centré que sur les gardiens de la galaxie. J'apprécie aussi de revoir Richard Rider alias Nova, ce héros cosmique parti de rien depuis Annihilation, qui pour moi est le pendant de Green Lantern (mais pas du tout le Green Lantern du pauvre, sa série était très bonne par DnA). Ce que je trouve dommage dans cette mini-série c'est qu'il y a plein de passages dispensables, notamment les batailles à l'entrée de la faille qui ne servent à rien pour faire avancer l'histoire et aussi une certaine expédition "commando", bref c'est du temps perdu pour l'auteur et le lecteur. J'aurai aimé qu'à la place ils se concentrent un peu plus sur les Gardiens de la galaxie, car le récit sur l'équipe n'est pas trop développé malheureusement. Cependant il n'y a pas trop d'idées surprenantes dans ce récit. En effet c'est dur d'être surprenant avec un personnage qui est surprenant tel que Thanos. La seule chose marrante que je trouve c'est la relation entre Thanos et la mort. On a droit à une belle fin épique (essence même des sagas de DnA), mais le récit ne l'est pas trop comparé aux précédents.

A mon avis cette mini-série aurait dû être publié dans la série "Guardians of the Galaxy" en un peu moins de numéros et plus centrée sur les Gardiens de la Galaxie.

Après cette mini-série on a un épisode hommage aux gardiens de la galaxie et à son leader : Peter Quill. J'apprécie d'ailleurs comment le personnage est traité dans ce livre et nous est montré comme n'étant finalement pas tant que ça une tête brulée. Dans ce dernier épisode on a donc le prologue à la mini série suivante: "Annihilator".

Cette série n'est pas un must have mais je trouve que pour les curieux ce livre est intéressant (même si il n'est pas si facile que ça à trouver...), et les clins d’œil à l'univers Marvel à travers cet univers perverti sont sympa.

SuperMan For Tomorrow. Un récit avec des personnages très bien travaillés.

Dans cet article je vais parler des numéros #204-215 de la série SuperMan, écrite par Brian Azzarello et dessinée par la star Jim Lee avec l'encrage de Scott Williams. A noter que c'est la première fois que je lis un récit de Brian Azzarello lui aussi encensé par la critique pour son travail (sur ce récit, ou plus récemment Wonder Woman). Ce récit a donc été très bien accueilli commercialement parlant vu qu'il a été sorti en Absolute Edition.


Le récit commence donc avec la disparition sur terre de plusieurs millions de personnes, dont Lois Lane. En fait le récit commence plus exactement après que cela soit arrivé. On voit donc SuperMan confronté à un ennemi qu'il ne connait pas. Il va donc chercher à découvrir l'origine de cette disparition. Pendant tout le récit SuperMan discutera, se confessera auprès du père Léon (Father Leone), on aura donc droit à un récit introspectif entre les 2. D'ailleurs l'auteur s'amuse à nous étonner en commençant certains de ses numéros avec le récit d'un de ces deux protagonistes alors qu'en fait c'était l'autre. Ce récit est réussi au niveau de tous les personnages traités, on voit bien que Brian Azzarello a du talent. Super Man se retrouve évidement face à des choix difficiles dans un monde qui n'est pas manichéen, dans lequel il doit changer son avis. Ce récit permet aussi à SuperMan d'en apprendre un peu plus sur le monde et l'auteur relève un point intelligent dans l'histoire de SuperMan

Je trouve cependant que le récit manque un peu de suspense, il aurait pu plus nous tenir en haleine, c'est la seule chose qui lui manque pour qu'il soit un récit qui marque vraiment le personnage ou son époque. La fin n'est pas pour autant décevante et l'auteur nous livre je trouve un récit intelligent.
Pour le dessin Jim Lee est une super star et il n'y a rien à redire à cela.