mercredi 23 juillet 2014

Retour vers le passé avec le Spectre !

A l'occasion des soldes je suis tombé sur le livre "Wrath of the spectre", sur la couverture ils disaient que ce récit était controversé, je me suis donc dit pourquoi pas.

Ce recueil comprend les numéros 431 à 440 de Adventure Comics (1973-1974) écrits par Michael Feister et dessinés principalement par Jim Aparo, puis Wrath of the spectre #1 à #4 (1988).

C'est vrai que dès le début j'ai compris pourquoi ce récit était controversé, les morts sont très présents dès le début du tome. Cependant les trames des différents épisodes sont toutes les mêmes, un crime est commis, le détective Jim Corrigan (alter-ego du spectre) enquête, le Spectre trouve les meurtriers et les tue. Et ça continue comme ça pendant tous les numéros ça se répète. Il n'y a qu'un changement l'introduction d'une amoureuse Gwen dans la série qui avance petit à petit (mais vraiment tout petit). Cela fait donc que le récit est monotone, quand on compare ça au Spider Man de Stan Lee on ne peut être que déçu car au moins dans cette série il y avait des avancements dans la vie du héros chose que l'on a pas ici. Ajoutez à tout cela que le Spectre est super puissant et peut tuer n'importe qui, et qu'il est immortel (car déjà mort). Le seul ajout intéressant est le journaliste qui fait référence à Clark Kent et qui cherche à prouver l'existence du spectre.

Bref la tache était déjà dure au départ de faire un récit intéressant sur un héros surpuissant de surpuissant, ajoutez à cela qu'il n'y a peu ou pas de vie personnelle du héros donc de changements entre les différents épisodes, ce qui fait que ce livre est très médiocre au niveau du scénario. Pour le dessin je trouve cela tout à fait correct pour les années 70. Le seul aspect soumis à controverse reste les façons dont les gens son tués de (de façon cruelle) par le Spectre.

dimanche 20 juillet 2014

La rencontre entre Batman et Robin par Miller embellie par Jim Lee

On continue avec un récit annoncé en grande pompe à l'époque lancé en parallèle de All Star Superman, cet arc n'est pas allé au bout à cause des retards de Jim Lee au dessin (celui-ci a plusieurs casquettes), quand je vais au bout de ce récit je n'ai pas l'impression que l'on ait perdu grand chose.

Tout ce que je trouve de bien dans ce récit ce sont les dessins de Jim Lee, je dirais en gros que ce livre (les 9 premiers tomes /10 de la série All Star Batman) est un très mauvais livre dans un très joli emballage appelé Jim Lee et Scott Williams.

Comme toujours Jim Lee est une super star du dessin, très bien aidé par Scott Williams qui encre bien.

Pour le scénario, on a déjà l'impression que l'on se moque de nous avec des langueurs inutiles faites juste pour vendre plus de numéros de ces deux poids lourds du comics.

L'histoire parle donc de la rencontre entre Batman et Robin/Dick Grayson juste après le meurtre de ses parents. Cette histoire se passe donc peu de temps après l'excellent Batman Year One. Dans ce récit Batman est dépeint comme quelqu'un de très (trop) violent, qui veut faire peur à la pègre locale. Batman veut souvent impressionner son monde et en particulier Robin, y compris les autres super héros qu'il méprise (SuperMan, Wonder Woman, Green Lantern et Plastic Man). Mais c'est là que le bat blesse c'est fait maladroitement, on dirait que Miller et moi ne parlons plus le même langage. J'ai l'impression tout du long que Frank Miller se force à avoir l'air cool aurpès de gens (plus jeune que moi ?) qui ne sont pas comme moi.

Le seul moment intéressant reste la fin du neuvième épisode où l'on voit enfin le fond des personnages, mais avant ça on s'est colleté à une longue confrontation inutile entre Green Lantern et les 2 protagonistes. Sans oublier Black Canary dont on se demande à quoi elle sert dans ce récit, ce n'est pas le seul personnage pour lequel on peut poser cette question.

Bref on a plus l'impression de perdre son temps que d'être diverti dans ce récit que l'on aurait espéré ne pas voir le jour, tellement il ne fait pas honneur à Frank Miller.

Je tiens à préciser pour les fans pur et dur de Frank Miller que j'ai adoré son Daredevil, Year One et The dark knight return.

mercredi 16 juillet 2014

Captain America Two Americas ou l'affrontement entre les deux captains america de remplacement

Comme pour X-Factor après de longues années de pause je reprends la série Captain America, que j'avais adoré. C'était sensationnel de voir cette série continuer pendant la disparition du personnage phare (mais je n'en dirai pas plus pour éviter les spoilers), je vous conseille donc absolument de lire au moins les 50 premiers numéros de la série scénarisée par Ed Brubaker assisté par Steve Epting au dessin. Ici on a toujours droit à Ed Brubaker, Steve Epting a quitté la série, c'est son remplaçant intermittent qui prend le relais ici : Luke Ross. Qui je me souviens s'était bien débrouillé dans Captain America #10 (ou #9), ici ces numéros ne lui rendent pas hommage, la mise en scène non plus.

Il n'y a pas grand chose à dire au niveau du scénario de Who will wield the shield. Ce numéro raconte juste comment Steve Roger et Bucky Barnes décident qui va continuer à être Captain America.

Après dans ce tome se trouvent les numéros #602-605 de la série Captain America avec l'arc: Two Americas. Dans cet arc Captain America (Bucky Barnes) est mis sur la piste d'un Captain America de remplacement des années 50 (William Burnside) qui a mal tourné, suite à l'usage de produits chimiques pour lui donner ses pouvoirs. Bucky l'a déjà affronté dans les épisodes précédents, je ne me souviens plus à quel moment exactement, celui-ci lui avait échappé. Dans sa quête Bucky va être accompagné du Faucon (Sam Wilson). L'histoire sera sans grande surprise, quand à elle. Le seul élément qui aurait pu être intéressant c'est que l'auteur se penche un peu plus sur ce mouvement (dont le leader est le faux Captain America) de gens déçus des Etats Unis frappé par la crise économique, chose qu'il ne fait pas il les considère juste comme des terroristes. Le seul moment où il creuse à peine c'est dans l'affrontement final entre Bucky Barnes et ce faux Captain America qui est un peu émouvant, à ce moment là on se dit que ça aurait pu être Bucky Barnes à sa place.

Bref les personnages ne sont pas travaillés, c'est juste une histoire comme une autre sans relief particulier

Ce recueil est donc plutôt bof comparé au reste de la série, on pourrait presque s'en passer sauf si l'on est un grand fan de la série.

jeudi 10 juillet 2014

Mon retour réjouissant sur X-Factor

Après de longues années de coupure je retrouve à nouveau la réjouissante série X-Factor. Peter David est toujours au scénario avec Valentine DeLandro au dessin (comme (presque) toujours) et Pat Davidson et Jeremy Cox aux couleurs.

Le livre comprend les numéros 204 à 206 de la série X-factor ainsi que Nation X : X-factor, le tout étant en relation avec les événements de second coming que je n'ai pas lus à cause des équipes créatives sur les autres séries.

On a donc droit à un tie-in qui conclut les intrigues placés auparavant et permet à la fin de réunir à nouveau l'équipe X-factor.  La série possède toujours autant cet humour, ainsi qu'une bonne dynamique de groupe, où la sexualité est abordé sans trop de tabous ne serait-ce que Longshot ou la relation entre Rictor et Shatterstar. Le récit de second coming est bien intégré au récit sans être trop grossier. L'histoire est super bien écrite, de façon à ce que lorsqu'on la relit en sachant le fin mot, on se dit que l'auteur est vraiment malin (un peu à la manière de revoir le 6ème sens). Bref un bon moment rapide, plutôt court ces 4 épisodes avec un dernier épisode qui permet de poser le récit en attendant la suite, et en voyant à nouveau la position de Madrox par rapport à Scott Summers.

Ce récit est donc un bon récit qui se suffit à lui-même, et qui est une sorte de transition mais celle-ci est réussie, ça ne peut qu'encourager à continuer à voir où Peter David va nous emmener.

mardi 8 juillet 2014

L'historique Killing Joke n'en est pas une :-p

Je pense qu'il faut prendre ce récit dans son contexte, celui des années 80 où le Batman sombre en est à ses balbutiements. En effet si on se contente de lire ce récit juste en analysant les faits ce récit n'a rien de sensationnel, de particulier. Mais on ne peut faire cela !

Dans le livre que j'ai lu (deluxe edition réédition pour les 20 ans) c'est Brian Bolland aux dessins et aux couleurs, les couleurs sont magnifiques , de même que le dessin de Brian Bolland qui était aussi dans le bon coup d'Animal Man avec l'exceptionnel Grant Morrison. Au scénario le mythique Alan Moore que l'on ne présente plus.

L'histoire est en fait centré sur le Joker et sa relation avec Batman. Le Joker (et l'auteur) veulent nous montrer que n'importe qui peut devenir comme lui suite à un événement tragique. On a en parallèle un récit hypothétique des origines du Joker, récit hypothétique car les auteurs nous le disent eux-même que le Joker ne connaît pas son passé.

Dans ce récit ce qui est touchant, c'est aussi le franc parler entre Batman et le Joker, cette relation mise en valeur entre les deux. On appréciera aussi la mise en abime et la boucle qui sont faites à la fin du récit. Le tout nous interroge sur la folie dans ce monde de super héros de Gotham, la petite différence qui génère un super héros/vilain.

Ce récit est donc un bon récit qui donne une certaine profondeur au Joker, le tout avec un sublime artiste au dessin.