mardi 26 août 2014

Green Hornet ou l'art de raconter(rallonger) un film en 10 numéros de comics

Tout d'abord, l'histoire racontée en introduction de l'édition française est très intéressante on apprend la genèse de cette œuvre.
Le scénario original de cette œuvre a été écrit à la fin des années 90 pour faire un film pour Miramax, ce scénario fut écrit par Kevin Smith. Ce projet de film a été abandonné, le scénario est tombé dans les oubliettes jusqu'à ce que l'excellent film de Michel Gondry soit mis en marche. Dynamite Comics a alors contacté Kevin Smith afin que celui-ci écrive un scénario sur le Green Hornet. Finalement ce fut le scénario qu'il avait écrit à la fin des années 90 qui fut réutilisé et adapté pour les comics par Phil Hester, mis à jour par Kevin Smith lui-même. Ce qui a fait donc que le scénario de ce comics était le plus cher payé pour un comics, vu qu'il l'était à la base pour un film. Il faut noter que Kevin Smith n'a pas été repayé pour retravailler sur son scénario.

Maintenant parlons du scénario de cette oeuvre. Les dialogues et les personnages sont bien travaillés, dans le style de Kevin Smith (cf Green Arrow). Mais le gros hic dans l'ensemble de cette oeuvre c'est la longueur. Cette oeuvre s'attarde beaucoup sur les scènes d'action pour peu d'avance dans l'histoire. Au final on aura pas beaucoup vu à l'oeuvre les talents de Kevin Smith pour ses personnages car la plupart des pages sont des pages d'action. L'histoire du scénario est classique telle une histoire de film. Tout ceci contribue au fait que cette œuvre est plutôt un OVNI dans le monde des comics vu sa lenteur excessive, sa trame qui suit le rythme d'un film.

Pour les desssins c'est du classique pour Dynamite Comics des graphismes très léchés et en mouvement de Jonathan Lau.

Cette oeuvre aura donc pour seule mérite d'avoir un rythme orginal, le scénario étant certes présent avec des personnages plutôt bien travaillés mais pas assez développés malheureusement...

Petits bémols quand à cette édition française, on a pas droit dans la mise en page aux coupures des fins d'épisode et je trouve cela plutôt dommage. On a tout de même droit à toutes les couvertures variant ce qui est pas mal quand même.

vendredi 15 août 2014

Les débuts d'Archer et Armstrong ou la copie de Amadeus Cho et Hercules

J'ai profité de l'occasion (dans les 2 sens du terme) pour découvrir la série de Fred Van Lente et Clayton Henry dont j'ai pu admirer les prouesses sur la série Incredible Hercules que je conseille à tout le monde. J'ai lu un recueil en français contenant les 4 premiers numéros de la série.
Le plus étrange dans cette édition française c'est que l'on nous fait un résumé sur la série des événements que l'on va commencer à lire juste après.
L'intérêt de la série c'est de voir Obadiah Archer et Armstrong faire équipe. Obadiah Archer est un jeune homme entraîné toute sa vie pour tuer Armstrong, Archer a le pouvoir d'imiter tout ce qu'il a vu. Il a été endoctriné dans une secte.
Armstrong lui est un homme vieux de plus de 10 000 ans, qui passe son temps à boire et profiter de la vie et des filles.
Nos deux héros que tout oppose vont alors poursuivre un but commun empêcher l'utilisation d'une machine "le don" par la secte, après que Archer ait découvert que la secte se servait de lui.
L'intérêt principal de la série est la relation entre Archer et Armstrong qui s'opposent suite à leurs points de vue différents sur la vie, et les situations comiques que provoque Armstrong.



Pour moi tout l'effet que ça me fait c'est de voir une pale copie de "Incredible Hercules" et les sketches amenés par Armstrong sont ratés. Il faut rajouter à cela que Armstrong et Archer s'attaque à une secte qui occupe le monde entier et que donc dans cette série on fera face à la théorie du complot. Il y a donc ce gros point noir pour moi en plus des autres points qu'est la théorie du complot.

Pour ce qui est du contenu supplémentaire on a droit à toutes les couvertures variant et  celle-ci sont nombreuses, et  c'est tout, donc c'est pas mal pour une édition comme celle-ci.

jeudi 14 août 2014

Un chef d' œuvre passé relativement inaperçu

On s'attaque à du lourd avec le récit Daredevil enD of Days qui annonçait fièrement sur sa couverture : #1 New York Best Seller ! En plus de ça on a un scénario de Brian Michael Bendis et David Mack. Au dessin on a l'historique Klaus Janson aidé par Bill Sienkiewicz à la finition et à la peinture. On a aussi droit à des apparitions de planche de Alex Maalev et David Mack. Je m'attendais à ce que cette  œuvre soit un peu survendue mais ce ne fut pas le cas...

Je dois avouer que graphiquement Klaus Janson m'a vraiment impressionné son dessin est bluffant (comparé à ce que j'avais vu de lui auparavant) il est de plus magnifié par Bill Sienkiewicz. Sans oublier les planches additionnelles de Alex Maalev et David Mack qui font que la partie graphique est irréprochable et dans le bon ton.

Pour le scénario l'histoire commence avec la mort de Daredevil(Matt Murdock), Ben Urich enquête alors sur la mort de Daredevil. Ainsi Ben Urich va chercher à savoir ce qu'était devenu l'ange gardien de Hell's Kitchen durant tout ce temps, ce qui l'a amené à prononcer ce mot juste avant sa mort. Le rythme du récit était plutôt lent au début, mais je trouve que l'événement dans la fin du #4 et début du #5 nous rebooste dans ce récit comme il relance l'enquête de Ben Urich. Le récit est donc plutôt intelligent et logique et prenant. Je regrette même que cela ne soit pas un récit qui fasse officiellement partie de l'histoire de notre héros, elle le pourrait tellement elle est cohérente...

Je pense donc que là on a droit à un chef d'oeuvre artistique avec un récit cohérent et qui aurait du/pu faire partie de la continuité.

Le petit hic avec ce récit c'est qu'il fait référence à l'histoire de Daredevil depuis Frank Miller jusqu'à après Shadowland, et donc que pour apprécier pleinement cette oeuvre je conseille de lire tous ces excellents récits par Frank Miller, Kevin Smith, David Mack, Brian Michael Bendis, Ed Brubaker, Andy Diggle.

Le retour toujours réjouissant de Cable & Deadpool pour un avant dernier recueil :-(

Un petit retour sur un récit de Fabian Nicieza sur un des personnages qu'il a crée : Deadpool dans la série Cable and Deadpool avec le trade paperback n°7 : Separation Anxiety qui contient les numéros 36 à 42. Au dessin on a Reilly Brown, Staz Johnson, Ron Lim et Jon Malin.

Ce trade paperback est coupé en deux parties, la première centrée sur Deadpool qui essaye de se refaire une réputation en tant que mercenaire. Entre autres on verra lors de ce récit l'agence X et l'agent X : Alex Hayden. La seconde partie elle sera centrée sur Cable et son combat sur l'île de Providence avec les X-men contre Hecatomb (c'est une sorte de cross over, mais on a pas besoin d''avoir lu les numéros de X-men correspondant, dessinés par l'excellent Chris Bacchalo, pour comprendre le récit). Bien évidemment Deadpool sera aussi de la partie. Mais soyons sérieux le plus important avec Deadpool ce n'est pas tant le scénario mais le fun qui est bien présent. La relation entre Deadpool et Cable marche toujours aussi bien et reste touchante, Cable apportant de la morale à ce livre apportant toujours son message de paix.

Le dessin est bon et plutot cohérent, les changements de dessinateur ne se faisant pas n'importe comment. Le scénario malgré sa légèreté fait avancer un tout petit peu le personnage de Deadpool.

A la fin du livre on envie que d'une seule chose connaître la fin mot de cette série lors de l'ultime trade paperback.

vendredi 8 août 2014

Un très bon récit, pas si bien raconté

Je comble au fur et à mesure mes lacunes en comics historique, la saga du : "Dark Phoenix" en faisait partie. Ce récit a été publié en 1984 dans les numéros 129 à 137 de X-Men écrits par Chris Claremont et John Byrne et dessinés par John Byrne, avec Terry Austin comme encreur, Bob Sharen aux couleurs.

Cet arc ne se concentre pas uniquement sur l'événement Dark Phoenix mais nous montre les intrigues qui ont amené à l’avènement du "Dark Phoenix. C'est dans cette première partie que l'on voit Jean Grey soumise à une tentation. J'ai trouvé cette première partie assez intelligente et intéressante, de savoir où cela va mener Jean Grey.

Ensuite dans la seconde partie les X-men font face au Phénix Noir (Dark Phoenix), avec des moments tragiques et touchant, et une fin logique et inévitable.

Le récit est donc très bon dans l'ensemble, mais comme toujours avec Claremont je n'aime pas la façon dont celui-ci raconte ses histoires ce qui fait que du coup pour moi ce livre est un bon livre mais pas un livre exceptionnel alors que celui-ci avait l'histoire pour atteindre ce but.

Pour le dessin John Byrne est fidèle à lui-même toujours aussi bof bof, mais bon rien de dramatique.

mercredi 6 août 2014

Reign or Return ?

A l'occasion d'un prix attractif j'ai acheté le Dark Knight Returns version Spider Man nommé: Spider-Man Reign. Comme pour Dark Knight Return ce récit est écrit et dessiné par une seule et même personne: Kaare Andrews (accompagné parfois de Jose Villarubia). On voit même un hommage à Dark Knight returns avec le présentateur Miller Janson d'après Frank Miller et Klaus Janson qui ont participé tous les deux à DK returns.

Ce récit se passe donc dans le futur, où la ville de New York est séparée du reste des Etats-Unis. Les supers héros ont été banni de New York,le régime est ultra sécuritaire et a l'intention de mettre en place un système qui isolera New York du reste du monde. Kaare Andrews nous montre la propagande à la télé comme l'avait fait Miller dans DK Returns. Ce monde a abandonné sa liberté pour une tranquillité militarisée.
On retrouve un Peter Parker vieux, déboussolé, soupe au lait, même fou  depuis la disparition de Mary Jane. L'élément déclencheur du récit sera donc la visite de J.Jonah Jameson à Peter Parker, Jameson sera une force motrice dans ce récit, que ce soit par son appel et sa lutte face à l'ordre établi.

Je trouve que dans l'ensemble du récit il y a trop de longueurs. Le récit se focalise aussi sur la jeunesse dans la rue (on pourrait les appeler les enfants de l'espoir). Les dessins sont vraiment moyens, l'ambiance est plutôt glauque et dérangeante, effet cherché par l'auteur je pense.

Le dernier numéro des 4 qui composent ce récit surpasse largement les autres, cependant le récit est un peu trop long à démarrer.

L'idée et le choix des méchants sont bons, je pense que ce qui a desservi l'auteur c'est son manque d'expérience pour raconter les histoires car celle-ci aurait pu être meilleure, même si par exemple les passages sur Parker sont perturbants voir dérangeants.

L'auteur a donc pris un risque pour livrer une œuvre pas complètement commune,je pense cependant qu'il aurait du ou pu raconter une meilleur histoire (avec plus de pages peut-être). Toutefois le ton lent est aussi du à la nature lâche et renfermée de Parker qui rejaillit forcément sur ce récit centré sur Spider Man.