mardi 30 septembre 2014

Un roman noir sous forme de comics

Je n'ai pas lu le Dahlia Noir de James Ellroy, mais on m'a offert l'adaptation BD du roman.

Je dois  dire que la parti graphique est un peu surprenante avec ce style un peu particulier, figé et plutôt coloré je trouve. Mais cela donne un côté plutôt old-school.

Pour l'histoire on a bien droit à un récit noir, avec l'enquête du meurtre sauvage d'une femme à Los Angeles. Le livre nous raconte l'histoire de Bucky Bleichert, un ancien boxeur et enquêteur un peu dépassé sur l'affaire.

Le récit est plutôt bien et nous raconte donc l'accession de  Bucky Bleichert, jusqu'à la fin de l'enquête pour celui-ci. Le récit est tout à fait cohérent, et l'auteur nous dit dés le début ce que sera cette histoire, une histoire de mensonges... Tout ceci nous permettant d'avoir plusieurs révélations à la fin du livre.

Les dialogues, inspirés de ceux du livre sont très bons pour la plupart.

Bref, bref c'est un bon roman  graphique noir


dimanche 28 septembre 2014

Hellboy avec un auteur qui a muri

Pour la suite logique du tome précédent : les germes de la destrcution, ce tome : "Au nom du Diable"  est plus déjanté, plus fun, avec plus d'histoire.

Mike Mignola ce coup-ci est seul au scénario et au dessin, pour les couleurs il change de collaborateur avec l'arrivée de James Sinclair et une introduction excusez du peu de Alan Moore.

Dans cette histoire on continue avec le retour de Raspoutine et de ses acolytes nazis avec aussi une chasse au vampire.

Dans cet album ce qui est bien c'est qu'il est plus déjanté, l'action est un peu plus rapide et directe, de meme que Hellboy.

Bref tout ceci fait que l'on s'amuse un peu plus dans ce livre. De plus on a droit à une histoire qui s'enrichit du précédent tomeet celle-ci se développe pour donner plus de teneur à l'ensemble.

Bref ce tome montre une vraie progression par rapport au précédent tome, et nous montre ce que j'attendais d'un tome comme celui-ci.


Hellboy, des débuts timorés...

Toujours en poursuivant la découverte de la bibliothèque j'ai découvert Hellboy de Mike Mignola édité par Delcourt en français, avec quelques coquilles. J'ai donc été enthousiaste de commencer la lecture de cette saga, car l'excellent Goon de Mike Powell était comparé à Hellboy.

Cette série a la particularité d’être publié sous forme de mini-séries pas forcément publiées dans l'ordre chronologique, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis.





On peut rajouter de plus que Delcourt ne met même pas de biographie de l'auteur, on a quand même droit à une introduction de Robert Bloch.

Ce tome raconte donc brièvement l'origine de Hellboy, puis une cinquantaine d'année plus tard une enquête de celui-ci, liée à ses origines. Dans ce tome John Byrne (participe encore à des origines) et Mike Mignola sont au scénario. Mike Mignola travaille aussi au dessin avec Mark Chiarello aux (magnifiques) couleurs.

Je trouve que l'histoire est un peu courte, c'est d'ailleurs je trouve un défaut que cette série ne soit pas régulière, ce qui permettrait d'avoir des intrigues plus suivies, même si la fin du livre nous montre que cela est possible.

Pour le personnage HellBoy est comme un mec normal sauf qu'il sait pas d'où il vient et fait ce qu'il doit faire, comme il peut le faire quand il a à le faire. Il réagit de façon plutôt blasée face aux évènements.

Le dessin j'adore c'est un dessin qui a inspiré je pense celui du dessinateur de Starman dont je me souviens plus, avec des couleurs magnifiquement choisies.

Sinon je trouve qu'avoir une histoire basée sur les conséquences d'expéditions nazies est plutôt cool, le fait de voir du paranormal dans un monde normal est donc assez réussi.

Ainsi Hellboy a un bon cadre attractif, mais j'attends la suite pour voir si ce personnage sera bien exploitée et si on aura des intrigues un peu plus développées que celles-ci.

lundi 22 septembre 2014

Dark Knight 2 ou le retour de Frank Miller dont on se serait passé

Frank Miller reprend son récit 3 ans après la fin du précédent tome. Pendant ce temps Batman/Bruce Wayne a élaboré un plan pour faire tomber cet état policier qui contrôle les Etats Unis.

Pour la partie graphique Frank Miller n'est plus assisté de Klaus Janson et cela se voit, le style n'est plus le même, il n'est plus autant urbain qu'avant, je dirais un peu plus psychydélique avec toutes ces cases désordonnées, pas parfaitement cadrées, le tout étant fait pour déstabiliser le lecteur en représentant l'afflux important d'informations désordonnées non traitées.

Le trait de Frank Miller a empiré, je trouve même celui-ci insultant. Les couleurs de Lynn Varley sont pas mal et vont elles aussi dans le psychédélique parfois.

J'ai l'impression que dans ce récit comme dans la suite de Batman Year One Frank Miller a voulu rajouter les autres héros de l'univers DC même si cela n'était pas nécessaire pour le récit.

Il y a certains passages que l'on trouve un peu malsain parfois, notamment ceux qui concernent le dernier ennemi affronté par Batman. Cette œuvre a donc bien été faite pour nous perturber dans tous nos repaires, que ce soit graphique ou même par rapport à la morale des personnages. L'auteur nous montre ainsi que dans un univers "au bord du gouffre" meme les héros doivent changer.

Au final c'est un récit je trouve fade dans l'ensemble, manquant de splendeur, dans lequel Batman est secondaire, la flopée de personnages autour de lui étant les héros.L'auteur se concentrant sur plein d'évènements, on ne peut prendre le temps d'apprécier ces vieux/nouveaux héros.

Mon conseil étant de s’arrêter à la fin de Dark Knight Returns et de fuir comme la peste DK2.


samedi 20 septembre 2014

Un réjouissant Omnibus, avec une réjouissante jeune équipe

Au départ je ne pensais pas acheter cet omnibus, puis j'ai lu gratuitement sur l'application marvel le #1 des News Warriors, et j'ai totalement accroché. J'ai donc décidé d'acheter cet omnibus qui contient les numéros #1 à #26 de la série régulière New Warriors et quelques annuals.

Tant qu'on est à parler des annuals, ils sont tous inutiles et sont juste un prétexte commercial pour découvrir d'autres séries telles que X-men ou Spider-Man. Seul un passage du deuxième annuel de New Warriors a un intérêt dans la continuité.

Maintenant si l'on parle de la série, quel rafraichissement, avec de nouveaux personnages, quelques nouveaux ennemis et meme ils se payent le luxe d'un arc dans un monde apocalyptique "" créé par un fameux ennemi. Ce que je trouve de bien aussi c'est la dynamique au sein du groupe et ces personnages qui paraissent plus réalistes et en rapport avec leur époque par rapport aux précédentes œuvres sur le marché. Le summum pour moi étant ce qui arrive à Vance.

Bref cette série est un vrai rafraichissement avec des personnages vraisemblables.


Le livre en lui-meme est tout ce que peut attendre un collectionneur, avec toutes les couvertures plus des variantes, ainsi que des interviews de l'auteur.

Le dessin est assuré pour la plupart par Mark Bagley qui fait du très bon boulot. Le scénario lui est assuré par Fabian Nicieza qui à l'époque (1990) révolutionnait la maison des idées, il la quittera après la fin de Cable and Deadpool (2010).

Logicomix ou la quete de Russel pour des fondements.

On m'a conseillé ce livre au travail, et je l'ai trouvé à la bibliothèque, j'ai donc lu ce best-seller (encore un) !

 Au scénario on a :Apostolos Doxiadis, Christos Papadimitriou; au dessin : Alecos Papadatos et aux couleurs: Annie Di Donna.

Je pensais à m'attendre à un livre comme le monde de sophie qui nous explique l'évolution de la logique, mais non en fait ...

Logicomix est surtout en fait un livre sur la vie de Bertrand Russel et sa quête de donner aux mathématiques des fondements logiques qui permettent ainsi de justifier celle-ci.
L'histoire de la vie de Russel et de sa quête envahissante de la découverte de fondements aux mathématiques est intéressante.
Cependant le livre est un peu pauvre en idées vu la grosseur de celui-ci. Le ton du récit est un peu enfantin et convivial les dessins et les couleurs l'étant.

Bref plus un biopic qu'un livre sur la logique, ce que je pensais d'où ma déception, mais cela reste malgré tout un bon biopic.

dimanche 14 septembre 2014

X-Factor à Vegas en attendant Fear Iself ?

Je cotinue le run de Peter David sur X-factor avec le tome "Happenings in Vegas" dessiné par Valetnie De Landro et Emanuela Lupacchino. Ce tome comprend les numéros 207 a 212 de la série.

La partie graphique est toujours aussi cohérente et aussi bien.




Le ton de la série est toujours aussi bien. Dans ce tome l'agence de Jamie Madroxx a affaire à la déesse Hela. Celle-ci va se servir de Madrox, sans que celui-ci le sache, afin de récupérer Pip le troll. Madrox comme toujours va essayer de réparer son erreur. Au passage le scénariste approfondira les relations à l'intérieur de l'équipe, on aura droit à des révélations et aussi l'introduction d'un nouveau personnage (ennemi ?).

Sur le tout ce tome est très honnête, cependant il manque je trouve un tout petit peu de rythme par rapport aux tomes précédents, mais attendons de voir ce que l'avenir nous réserve.

Silver Surfer : Le messie ?

A l'occasion de la découverte de ce tome :



Silver Surfer: Le messager dans une bibliothèque, je me suis dit pourquoi pas, tout en me rappelant qu'en France ce personnage bénéficie toujours d'une meilleure côte de popularité que dans le reste du monde.

Ce recueil comprend les numéros 1 à 4 de la mini série : Silver Surfer : In Thy Name scénarisée par Simon Spurrier et dessiné par Tan Eng Huat.

Pour le dessin c'est la deuxième fois que je vois une œuvre de celui-ci après Annihilators, et on peut dire qu'il ne laisse toujours pas une bonne impression, tout ça a l'air plutôt brouillon et difforme.

Quand au récit il parle de la découverte d'un nouveau monde apparemment idyllique par le Silver Surfer. Le Silver Surfer va en fait être piégé dans un conflit entre deux mondes, dont celui qui est utopique. L'auteur va nous dépeindre un monde cynique, dans lequel il va critiquer l'intolérance et la supériorité présumée que se donne certains civilisations par rapport à d'autres. Il critique aussi la politique au passage.

Ce récit est plutôt mal raconté inintéressant malgré le fait qu'il soit plein d'idées et de niveaux de lectures. Ce récit est mal raconté on ne se sent jamais dans le récit mais seulement spectateur, cela doit être du non seulement au manque de talent du scénariste mais aussi du dessinateur...

Bref une BD que je déconseille, sauf aux fans purs et durs (vraiment hardcore) du Silver Surfer. 

mardi 2 septembre 2014

Batman Earth One ou encore une origine qui contredit les précédentes.

Appréciant le travail de Geoff Johns (sur Avengers, Green Lantern, seuls que j'ai lu pour l'instant) et ne détestant pas celui de Gary Frank (dont je me souviens principalement le travail sur Supreme Power) j'ai acheté un  "A #1 New York Times Bestseller". Je pense qu'il faut lire sur cette accroche le fait que pendant une semaine ça a du être un #1 New York Times Bestseller.

Pour parler de l'histoire, celle-ci parle de l'origine de Batman et le récit remonte depuis la mort des parents de Bruce Wayne.

Les principales choses que je n'ai pas aimé dans ce récit c'est que cela met beaucoup à mal l'excellent récit de Frank Miller: Batman Year One, si ce n'est la continuité de la série Batman avec ce qu'il advient au maire à la fin du récit. De plus l'image dépeinte de Gordon, d'un policier soumis va à l'encontre de ce que l'on pensait. Pour Batman cependant c'est pas aussi nul que ça l'était dans All Star Batman, celui-ci semble tout aussi humain et pas imbu de lui-même. Alfred lui est protecteur et acteur complice (dans le sens où il participe vraiment à l'action). La rébellion de Gordon ne viendra pas de Batman mais de son équipier, un nouveau dans la ville (une sorte de parallèle avec le Gordon de Miller).

Les personnages ne sont donc pas trop mauvais, mais le récit est je trouve assez simpliste et manque de relief, la seule scène mémorable pour moi restera celle où Alfred dit à Bruce Wayne qu'il est son majordome. Une chose qui m'énervera aussi sera le fait de se sentir obligé de mettre un Mr Fox dans le récit.

Bref c'est donc un récit un peu fade avec des personnages pas trop mal tout de même. Sans oublier le fait que je déteste que l'on me re re dise de nouvelles origines d'un personnage... Ce qui fait de ce livre quelque chose de dispensable.

DeadPool vs the Marvel Universe ou un mauvais titre commercial

Voici le dernier trade paperback de l'excellente série de Fabian Nicieza aidé de Reily Brown et de Ron Lim au dessin sur les tomes 43 à 50 de la série.

L'histoire continue donc sans Cable qui est mort dans l'univers Marvel laissant Deadpool seul aux reines de cette série déjantée. Deadpool va enfin retourner récupérer son ami Weasel avec Bob dans la base de l'hydra où il l'avait laissé.

Dans ce tome on aura droit à quelques team up avec des membres du Marvel Universe (Doctor Voodoo, Doctor Strange, Fantastic Eight, Captain America and Bucky, Mighty Avengers, Spider Man, Ka-Zar), ceux-là seront bien faits et bien amenés et non pas fait uniquement pour doper des ventes moribondes.

Dans ce tome Deadpool/Wade Wilson va se montrer de plus en plus humain et ouvert aux autres, à ses amis, montrant qu'à la fin de ce tome celui-ci a une famille.

L'humour est toujours aussi bon et présent, et l'auteur ne peut s'empêcher de laisser les choses en l'état où il l'avait trouvé lors de l'événement du numéro 48. Néanmoins vu que l'histoire personnelle du personnage n'est pas l'intérêt du récit on n'en tiendra pas gré l'auteur qui conclut sa série (et collaboration avec Marvel) de bien belle manière. Toutes les bonnes choses ont une fin. Deadpool aussi.

Heureusement Deadpool reprendra du service peu de temps après sous les traits de Daniel Way dans la série Deadpool, Show must go on !